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Cela sent le roussi dans les institutions, et principalement dans celles provinciales. En effet, depuis un certain temps, notamment dans les Assemblées provinciales, un vent de conflictualité habite les députés qui y siègent.

La conflictualité en question concerne non seulement les rapports entre les députés provinciaux et les gouverneurs d’une part, et les députés entre eux d’autre part.

Il y a eu d’abord la motion de méfiance injustifiée contre un gouverneur au Kasaï Occidental, qui avait abouti à sa déchéance provisoire avant que l’incriminé n’obtienne gain de cause après jugement de la Cour Suprême qui avait tranché en sa faveur le rétablissant dans ses fonctions.

Il y a eu ensuite une bagarre rangée entre députés provinciaux à Mbandaka. Laquelle avait failli déboucher sur l’inéluctable- c’est-à­-dire mort d’hommes, puisque des coups de balle avaient été tirés.

Pour être complet sur cette situation alarmante qui prévaut actuellement dans les Assemblées provinciales, on peut rappeler aussi qu’à ce jour, les députés provinciaux du Nord-­Kivu, ne vivent pas des moments harmonieux avec le Gouverneur, qui est l’objet d’une motion de défiance déposée actuellement    à l’Assemblée Nationale.

Aujourd’hui, c’est l’Assemblée provinciale du Katanga qui subit la mesure de fermeture de son siège sis au bâtiment du 30 juin. Par le ministère de l’Intérieur.

C’est pour la deuxième fois, en l’espace de moins d’un an, que pareille décision frappe une Assemblée provinciale. On rappellera en effet, que celle de l’Equateur avait subi le même sort en octobre de l’année passée. A la suite d’une bagarre rangée entre deux députés.

Par contre au Katanga, ce sont quatre députés qui ont été tabassés par des jeunes gens fanatisés et instrumentalisés par certains dirigeants politiques qui ne veulent pas la contradiction. Fondement même du combat et du débat politiques dans une démocratie comme se veut la République Démocratique du Congo.

Pourtant, toutes ces situations pourraient être évités si réellement le ministère de l’intérieur pouvait devancer certaines situations. A notre connaissance, il existe une cellule dite Centre d’observation  à moins qu’elle n’ait cessé de fonctionner qui assure la couverture de tout ce qui se passe jour et nuit sur l’étendue du territoire national.

Et dont la mission principale est d’informer en priorité le ministère de l’Intérieur.

Par conséquent, certains événements peuvent être prévenus et même devancés au lieu d’être subis. Pour le cas du Katanga particulièrement, personne n’ignore qu’à chaque séance de l’Assemblée provinciale, il est connu que des jeunes oisifs d’une    certaine obédience remplissent la salle des débats pour applaudir ou fustiger les députés qui prennent la parole, selon leur humeur.

Cette situation serait-elle inconnue du ministère de l’Intérieur ? Dans l’affirmative, ce serait un grand déficit de sa part et de son service d’observation qui accuserait de graves défaillances.

Par conséquent, il est grand temps, nous le pensons, que celui-ci se dote d’un service d’analyse et de suivi qui s’appliquerait à prévenir tous les dérapages prévisibles.

En effet, le ministère de l’Intérieur, à l’heure où la République Démocratique du Congo fait l’apprentissage de la démocratie, se doit de prévenir toutes les dérives, tous les dérapages politiques et politiciens susceptibles de ternir son image, et non se contenter des demi-mesures consistant en des solutions ponctuelles.

Comme la fermeture momentanée des Assemblées provinciales! En effet, à l’heure où le gouvernement central se bagarre pour atteindre le point d’achèvement des programmes des institutions de Bretton Woods, à l’heure où ces dernières attendent des responsables congolais plus de responsabilité et de clairvoyance dans la bonne gouvernance, un mauvais climat dans les institutions- notamment les aréopages des élus du peuple n’est pas susceptible de donner une bonne image du pays.

Gouverner, c’est prévoir, dit-on. Et mieux vaut prévenir que guérir, ajoute-t-on. Dans le cas d’espèce, le ministère de l’intérieur est appelé à devancer désormais les événements.

C’est pourquoi, le tandem Muzito-Mbuyu qui préfère travailler en silence, est à la recherche d’une thérapeutique de choc qui devra lui permettre justement d’anticiper.

Afin de faire échec aux empêcheurs de tourner en rond, qui fomentent des troubles par-ci par-là, mais dont l’objectif final est d’exhumer des sécessions de triste mémoire ou de réussir la balkanisation du pays.

Le temps est venu de prendre des décisions salutaires pour la Nation. Au risque de déplaire à une frange de la population. Ainsi, par exemple, pour éviter qu’à l’avenir, des députés soient pris à partie par des hordes déchaînées des fanatiques acquis à des causes ou des agendas mal définis, pourquoi ne pas leur interdire l’accès aux séances plénières ?

Cela ne vaudrait­ il pas mieux que de fermer provisoirement des    sièges de d’Assemblées provinciales qui, qu’on le veuille ou pas, rouvriront leurs portes. Et les Assemblées provinciales y gagneront pour œuvrer en toute tranquillité d’esprit à leur lourde mission de défendre les intérêts du peuple et de la Nation.

Le Palmarès


(CL/Ern/GW/Yes)



Last edited: 01/02/2010 13:03:26

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