Des évêques catholiques, des pasteurs protestants et anglicans viendront ainsi de l’Ouganda, du Soudan, de la République Centrafricaine et de la RD Congo, pour prendre part à une conférence de réflexion sur la rébellion LRA.
L’archevêque de Kisangani, Mgr Marcel Utembi, organisé du 2 au 4 février à Kisangani une conférence de chefs religieux pour réfléchir sur la présence, dans le nord de la Province Orientale, du groupe rebelle ougandais de Armée de Résistance du Seigneur, la LRA. Aujourd’hui, la LRA est considérée comme une rébellion en perte de vitesse en République démocratique du Congo.
D’après les dernières nouvelles en notre possession, la LRA se serait installée en République centrafricaine où elle continue à faire le même travail. Ainsi, on est tenté de croire qu’avec l’évolution de la situation dans la région, les hommes de Dieu voudraient tirer des conclusions et recommandations à adresser aux autorités de Kinshasa.
Toutefois, l’opinion retiendra qu’une délégation de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco), constituée de 6 évêques provenant de 6 provinces ecclésiastiques de la RD Congo, conduite par Mgr Joseph Banga, Evêque de Buta et vice-président de la Cenco, accompagnée du Secrétaire général de la Cenco, du 2è Secrétaire général adjoint et de quelques Secrétaires de commissions épiscopales, a effectué, du 13 au 20 mars 2009, une visite de solidarité et de réconfort aux diocèses de Dungu Doruma et de Goma.
Aux termes de cette visite, la délégation de la Cenco avait pu relever plusieurs éléments, notamment, le fait que partout il y a inquiétude et peur. Pour la population, tout peut arriver! Beaucoup de sinistrés sont dans des lieux enclavés où, à cause de l’insécurité, l’assistance humanitaire ne leur arrive pas.
D’où la faim, le manque de médicaments, la crainte des épidémies, la fermeture des écoles, etc. L’action de la coalition Ougando-congolaise (Ndlr) n’a pas réussi à anéantir la LRA, mais bien au contraire, à la rendre plus furieuse et cruelle contre la population civile.
La population ayant appris par la voie des ondes le départ de l’armée ougandaise demande au Gouvernement l’accroissement de l’effectif des militaires des FARDC avec la logistique nécessaire pour faire face à la LRA au sujet de la crise humanitaire, la population à travers un mémorandum demande entre autres que les territoires de Dungu, Faradje, Aba, Niangara et Ango soient déclarés « territoires sinistrés » qu’une commission de crise soit constituée au sein du Gouvernement pour gérer ce dossier jusqu’à son aboutissement qu’une assistance humanitaire conséquente en vivres, médicaments, abris et autres non vivres soient urgemment mise à la disposition des sinistrés.
L’Avenir
(CL/TH/GW/Yes)