Budget 2010, fermeture de l’assemblée provinciale du Katanga, procès en appel de Daniel Botethi….sont-là les sujets qui occupent la manchette des journaux kinois parus se samedi.
« Budget promulgué, le plus dure commence », pour le gouvernement. LE POTENTIEL, qui propose ce titre, note qu’avec un décalage de plusieurs jours, nécessité par des réaménagements exigés par le président de la République, le budget de l’Etat pour l’exercice 2010 a été promulgué le 25 janvier.
Cet acte engage le gouvernement à non seulement mobiliser les ressources, mais aussi et surtout à les affecter rationnellement aux postes prévus par la Loi financière. C’est à cette condition, estime le confrère, que cette dernière pourrait valoir de document de référence pour le pays et ses partenaires.
Selon le quotidien de l’avenue Bas- Congo, le plus dur pour le gouvernement c’est, en définitive, la manière dont il répondra aux attentes des soldats, policiers et autres agents de l’Etat à qui le président de la République a promis « l’année du social ».
Dans le volet de la coopération belgo- congolaise, LE POTENTIEL annonce l’arrivée à Kinshasa le lundi 1er février de Mme Laurette Onkelinx, vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires sociales et de la Santé.
Le confrère note qu’une fois cette arrivée effective, il ne sera plus question de sous-estimer l’avancée significative des relations diplomatiques entre la Belgique et son ancienne colonie.
La visite de la ministre L. Onkelinx intervient quelques semaines après celle de Steven Vanackere, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères.
LA REFERENCE PLUS rapporte qu’à cause des incidents de jeudi dernier, « Le siège de l’assemblée provinciale du Katanga fermé ».
En effet, suite à ce que d’aucuns qualifie du scandale, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité du gouvernement central, Célestin Mbuyu Kabangu vient de décider la fermeture momentanée du siège de l’assemblée provinciale du Katanga.
La raison est simple. Permettre à la justice de procéder aux enquêtes sur les troubles survenus jeudi 28 janvier dernier, au cours de la plénière, troubles qui ont débouché sur le passage à tabac de quelques députés provinciaux par un groupe de jeunes gens non identifiés et que d’aucuns ont présenté comme étant à la solde de Gabriel Kyungu.
La consoeur signale que l’Unafec, parti de G. Kyungu, soupçonnée dans ce scandale, plaide non coupable. Dans un communiqué rendu public le jour même des incidents, l’Unafec a souligné qu’elle n’est pas impliquée dans les incidents.
L’AVENIR fait état d’un « Complot contre Kimbuta ». Selon ce journal, à suivre les débats au procès en appel opposant la partie civile aux assassins du vice-président de l’assemblée provinciale de Kinshasa, Daniel Botethi, quelqu’un en veut au numéro un de la capitale congolaise.
Au cours du procès en appel à la Cour militaire de Kinshasa/Gombe, la partie civile a souhaité que le gouverneur incriminé comparaisse comme prévenu et non pas comme renseignant. La défense ne l’entendait pas de cette oreille. Pour les avocats de M. Kimbuta, en effet, leur client doit comparaître comme au premier procès au titre de renseignant.
Le ministère public - auquel se sont joints les juges- a estimé que M. Kimbuta comparaîtra comme renseignant. « Nous sommes prêt à inculper n’importe qui. Mais avec quoi ? Nous devons écouter les déclarations du gouverneur, du colonel Kanyama et de Patrick Mwewa », a indiqué l’organe de la loi.
Quant à l’incriminé, après avoir rappelé que le principal inculpé Patrick Mwewa l’avait innocenté au premier degré, il s’est demandé : « Qui insiste chez Mwewa ? Qui entretient cette confusion ? Qui en veut à Kimbuta ? ». Il a laissé entendre que le fauteuil du gouverneur de la ville de Kinshasa est l’enjeu de ce complot.
LE PALMARES affirme au sujet du remaniement tant attendu du gouvernement que le séjour du chef de l’Etat à Lubumbashi aura été consacré à la mise sur pied des dernières stratégies.
Selon ce journal, même si tout semble prêt pour ce faire, le président Kabila n’entend pas se passer de deux préalables incontournables. Il s’agit des mois de mars et de mai en vue d’en finir avec le Fmi. L’actuel gouvernement ne saurait donc débarrasser le plancher avant le 30 juin prochain.
Théodore Ngangu/MMC
(TN/Yes)
Last edited: 30/01/2010 13:42:17