Les milieux politiques de la capitale belge se retrouvent dans un véritable embarras dans le choix des positions à prendre face au nouveau froid que les propos discourtois de Karel De Gucht envers le pouvoir en RDC ont encore jeté dans les relations entre Kinshasa et Bruxelles
Karel De Gucht a critique le week-end derniers les positions de son successeur aux affaires étrangères. Steve Vanackerc, an sujet d’un dossier important de ce portefeuille qui ne lui appartient plus, le Congo. Les deux hommes appartenant à les partis rivaux, la discussion à des immédiatement une tournure politicienne qui a fait perdre de vue le sujet central du débat : le Congo et ce que peut /veut faire la belgique pour aider à son redressement.
Il est peut-être temps d’y revenir. Louis Michel (MR) « première période », pécha par naïveté même si l’on en connut de pires (l’ex-Premier ministre démocrate-chrétien flamand Wilfried Martens et son « j’aime ce pays, sous peuple ci ses dirigeants », sous la dictature Mobutu)-en allant jusqu’à soutenir explicitement le candidat Joseph Kabila avant les élections présidentielles de 2006.
Après lui, Karel De Guclit (VLD), sans rien dire d’inexact. prouva que sa rudesse naturelle constituait un sérieux handicap en diplomatie.
Steven Vanackere a-t-il trouve le juste ton lorsqu’il affirme qu’il ne fera preuve « ni ci arrogance ni de complaisance » en Afrique centrale et qu’il y a moyen de dire des choses « dures » à ses interlocuteurs lorsqu’on le fait avec courtoisie, loin de la « diplomatie du mégaphone » ? Seul l’avenir nous le dira.
Car l’expérience montre que le Congo ne s’engage sur les chemins difficiles qui mènent à la démocratisation et à la pacification que lorsque la communauté internationale est unanime à faire pression sur lui clans les mêmes seuls. On l’a vu pour les élections de 2006-2007, qui se tinrent sons la pression constante de la communauté internationale (très présence à Kinshasa au sein du CIAT, Comité international d’appui à la transition) ainsi que plus récemment, pour la mise en oeuvre de la réconciliation avec le Rwanda, préalable indispensable à toute pacification au Kivu.
Pour le reste, force est de constater que les méthodes Michel et De Gucht n’ont pas été plus productives l’une que l’autre en matière de respect des droits de l’homme lutte contre la corruption, bonne gouvernance ou constitution d’une armée républicaine et nationale. Le dynamisme déployé par Louis Michel en faveur du Congo a été surtout efficace sur la communauté internationale, qu’il a réussi à mobiliser en faveur d’une position commune d’appui aux élections.
Lors de la récente tournée de Steven Vanackere dans les Grands lacs nous avons pu sonder certains de ses interlocuteurs, qui out constate avec satisfaction qu’il était « modeste, mais pas dupe » du discours tenu par certains de ses interlocuteurs qui tirent profit du chaos congolais et entretiennent sciemment le désordre.
Mais cela ne suffira pas a obtenir ces résultats concrets qui, dit le nouveau ministre belge des Affaires, étrangères, seraient les seuls à même de le satisfaire.
Il faudra non seulement veiller à ce que cette position ne dévie pas vers un confortable statu que destine à sauvegarder la bonne entente des deux pays avant la commémoration des 50 ails d’indépendance du Congo, le 30 juin prochain mais aussi travailler à un consensus international sur ce que doit faire le Congo. Et ne pas se laisser piéger au jeu des petites phrases assassines auquel M. De Gucht a succombe le week-end dernier - pour le plus grand plaisir de ses adversaires à Kinshasa.
Le Potentiel/La Libre Belgique
(DN/Milor/GW/Yes)