Un vieil arbre s’écroulé mercredi sur un véhicule 4x4, faisant une victime. Il s’agit d’un sujet d’origine libanaise, cadre à la société Soficom,. L’accident est intervenu vers 16h, sur l’avenue Tombalbaye, la victime a eu une jambe cassée.
Un vieil arbre s’est écroulé hier sur un véhicule 4X4 de marque Mitsubishi (0553AC01), faisant une victime. Il s’agit d’un sujet d’origine libanaise, cadre à la société Soficom, selon des témoins. L’accident est intervenu vers 16heures, sur l’avenue Tombalbaye, en face de l’immeuble de l’Agence Congolaise de Presse, ACP. La victime a eu une jambe cassée.
Aussitôt tirée de l’engin par des volontaires accourus sur le lieu, elle a été acheminée à la clinique Ngaliema, pour des soins nécessaires. Le chauffeur, un Congolais néo-trentenaire, est sorti indemne de cette épreuve. Il nous revient qu’il avait perdu parole pendant plusieurs minutes, avant de s’en remettre de son émotion et répondre aux questions des agents de la Police Spécial de Roulage, PSR. Un attroupement s’est formé pendant de longues minutes en cet endroit, gênant la circulation.
A cette heure-là, la ville se vidait progressivement du monde qui l’a envahi dès le lever du jour pour des activités de survie. Deux heures environs après l’accident, le véhicule est resté immobilisé, parce que la branche qui avait perforé le pare brise avant n’avait pas encore été retranchée. Après avoir constaté les faits et tracé des marques au sol, les deux policiers ont prolongé leur présence sur le lieu, attendant de faire parler le chauffeur. Au moment de s’en aller, ils ont promis d’informer l’Hôtel de Ville, pour que soit dépêchée une équipe spécialisée à la tronçonneuse. Mais deux heures plus tard, pas de trace de tronçonneuse sur le terrain !
Un 4X4 Pick-up est venu en trombe, on dirait un véhicule anti-incendie sur un terrain d’opération. Ledit véhicule portait la marque d’un service de gardiennage local, trois sujet libanais en sont descendus, le premier activant son walkie-talkie, le deuxième décrochant son téléphone portable. Pendant ce temps, le troisième membre du groupe effectuait une sorte de reportage photo, en changeant de plan à chaque cliché. Les quatre gardiens qui les ont accompagnés ont pris position, comme dépêchés pour sécuriser l’engin accidenté.
Il ressort des témoignages que l’accident de ce jour a éprouvé les équipes d’intervention de l’Hôtel de Ville « spécialisées » à ce genre de calamité. Les curieux ont été estomaqués de constater un vide en terme d’intervention d’un service public.
Pourtant, ont témoigné quelques-uns, le siège de l’administration urbaine est situé à un jet de pierre du lieu de l’accident. Ce revers ajouté à d’autres, traduisent un manque complexe d’efficacité. Car administrer l’espace urbain, estiment les observateurs, c’est aussi faire une démonstration en termes d’intervention primaire, lorsqu’un arbre bordant la chaussée tombe sur un véhicule, dans le voisinage immédiat de l’Hôtel de Ville.
Payne/L’Avenir
(Tkm/GM/PKF)