Après plusieurs mois d’insécurité, le calme est revenu au Sud-Ubangi. Le Commandant de la troisième région militaire l’a déclaré à l’issue de l’entretien qu’il a eu dernièrement avec la presse.
Après plusieurs mois d’insécurité observée dans la cité de Dongo et ses environs, « le calme est revenu sur l’ensemble du district du Sud-Ubangi ». C’est ce qu’a déclaré le commandant de la troisième région militaire, lors d’un point de presse animé, le lundi 25 janvier à Mbandaka.
L’opinion se souviendra que la cité de Dongo a été au mois d’octobre 2009, le théâtre des affrontements sanglants entre deux ethnies qui se disputaient la gestion des étangs piscicoles. Quelques jours plus tard, la situation a pris de l’ampleur dans la mesure où l’on a assisté à une sorte de rébellion armée.
Possédant des armes lourdes, ces assaillants ont semé la mort et la désolation au sein des populations civiles. Comme il est de coutume en pareilles circonstances, des milliers de personnes ont trouvé la mort au cours de ces accrochages.
Fuyant l’insécurité, d’autres ont abandonné leurs localités pour aller se réfugier dans des zones offrant des garanties de sécurité. D’autres encore ont traversé la frontière nationale.
C’est le cas, à titre illustratif, des familles congolaises qui se sont réfugiées au Congo-Brazzaville.
Si l’autorité de l’Etat est rétablie aujourd’hui dans le district du Sud-Ubangi, c’est grâce à la bravoure des troupes gouvernementales avec l’appui logistique de la Monuc.
Pour permettre aux populations déplacées de regagner leurs villages respectifs, les FARDC doivent intensifier d’avantage des patrouilles mixtes sur l’ensemble de la province.
Par ailleurs, la situation humanitaire est déplorable à Libenge et Zongo. Une mission d’évaluation s’est rendue dans ces deux localités, les 22 et 24 janvier. Elle avait pour but d’évaluer la situation des déplacés de guerre.
Selon M. Séraphin Kazadi, coordonnateur provincial d’Ocha/Equateur, la situation est caractérisée par une carence en médicaments et le manque d’appui à l’hôpital général de la place. Donc, il y a absence de prise en charge médicale des déplacés.
S’agissant des déplacés de Zongo, la source révèle que ces derniers éprouvent beaucoup de difficultés pour leur survie. Le problème d’eau y est crucial et des cas de malnutrition chez les enfants se manifestent de plus en plus.
Le Potentiel
(CL/PKF)