Les autorités financières congolaises attendent dans la sérénité la prochaine mission d’évaluation du FMI en RDC en rapport avec le programme de coopération entre les deux partenaires. Cette mission annoncée pour le mois de janvier vient d’être report à la fin du mois de février
Annoncée initialement en janvier qui tend déjà vers la fin la mission du Fonds monétaire international (FMI) n’arrivera en République démocratique du Congo que vers le 28 février 2010, pour repartir vers le 15 mars, soit deux Semaines à Kinshasa. L’objectif de cette mission consistera à faire la revue à mi-parcours des différents critères du point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (IPPTER).
Selon des sources proches du FMI, l’achèvement satisfaisant de la première revue du programme économique du gouvernement qui est appuyé par la FRPC est une des conditions essentielles à remplir pour que la RDC atteigne le point d’achèvement de l’initiative PPTE renforcée et bénéficie de initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM), ce qui pourrait conduire à un allégement de la grande partie de la dette extérieure du pays.
Parmi les autres conditions à remplir figurent la mise en oeuvre satisfaisante pendant 12 mois de la stratégie pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance ainsi que d’autres mesures - notamment dans des domaines sociaux tels que les soins de santé et l’éducation -qui ont été arrêtés lorsque la RDC a atteint le point de décision de l’initiative PPTE en juillet 2003.
La Rdc se range derrière les recommandations du FMI
Lorsqu’on jette un coup d’œil sur le budget 2010 tel qu’il a été amendé par les deux chambres du Parlement, plusieurs observateurs de la scène politique du pays ne se gênent pas de dire que le Gouvernement congolais s’est range derrière les conditionnalités du Fonds monétaire international. C’est ici qu’il faut vite attirer l’attention des Congolais pour dire que dans plusieurs pays du monde qui sont en programme avec les Institutions de Bretton Woods, l’amélioration salariale a toujours été une question très délicate. Comme pour dire que l’attention de ces Institutions est beaucoup plus dirigée sur les mesures et es réformes que le pays doit engranger, que l’amélioration de l’enveloppe salariale au profit des fonctionnaires de l’Etat.
Pour preuve, dans le budget 2010, le Gouvernement de la République s’est range derrière la recommandation du FMI qui plafonne l’enveloppe salariale à 758 milliards de francs congolais, soit 6,7% du PIB. Ainsi, de l’avis du Président de la Commission économique et financière de l’Assemblée nationale, le gouvernement s’est caché derrière l’uniformisation du barème salarial ainsi que la réalisation des économies à la suite de la reallocation des économies à la suite du recensement et de la mise à la retraite des fonctionnaires de l’Etat, des militaires et policiers.
Les décideurs congolais restent sereins
En Rdc, tous les décideurs y compris le Gouverneur de la Banque centrale du Congo restent très sereins. Pour cause, l’atteinte du point d’achèvement comme nous l’avons dit, est de nature à ouvrir la voie à la Rdc aux appuis budgétaires de tous genres. En plus, la Rdc redeviendra fréquentable. Ce qui sera un bénéfice tant pour la population congolaise que pour es investisseurs. A la Banque centrale du Congo (BCC), la stabilisation macroéconomique est donc devenue pour son gouverneur, un pan.
Pour relever ce défi, il trouve important d’améliorer les cadres de conception, d’exécution, de suivi et d’évaluation de toutes les politiques macroéconomiques, notamment à travers le renforcement de la coordination des politiques budgétaire, fiscale, monétaire et de change. Voilà pourquoi la politique monétaire va demeurer prudente en raison de la nécessité d’amorcer la désinflation de l’économie et d’assurer la stabilité de la monnaie nationale.
La cible d’inflation est établie à 15% dans un contexte de ralentissement de la croissance de la base monétaire et de la masse monétaire fixée respectivement a 22% et 27%. « A la Banque centrale du Congo, on est serein. La BCC faisait déjà des simulations sur différents critères et nous avons dégagé les marges pour le Trésor », a indiqué Jean-Claude Masangu, lors de la présentation du Comité de politique monétaire élargi, avant d’ajouter qu’à ce jour, nous sommes confiants que les critères quantitatifs seront respectés. Et dans ce cas, la porte menant vers le point d’achèvement est grandement ouverte.
Jean-Marie Nkambua/L’Avenir
(DN/TH/GW/Yes)
Last edited: 27/01/2010 15:35:30