Quelques membres de la délégation syndicale de la Société minière de Bakwanga, MIBA, et la majorité du personnel s’opposent à la déclaration faite par Mme Brigitte Mbombo, présidente de la société civile du Kasaï Oriental, selon laquelle, la population Est-Kasaïenne rejette toute décision de nature à procéder à un changement éventuel à la tête de l’entreprise, a appris l’ACP parmi le personnel.

En effet, Mme Mbombo affirme dans sa déclaration à la presse, que la nomination d’un expatrié à la MIBA, va décourager des bonnes volontés des certains compatriotes, qui ont réussi à calmer la masse travailleuse pendant des périodes difficiles que l’entreprise traverse, et qu’ils auraient mis en place un plan de redressement urgent.

Pour certains membres de la délégation syndicale, il a été déposé au chef de l’Etat lors de son dernier séjour au Kasaï Oriental, un mémorandum réclamant la nomination d’un congolais ou d’un étranger qui serait capable de relever l’entreprise fermée depuis novembre 2008.

Ils fustigent par la même occasion, le pillage systématique des biens de l’entreprise et le non respect de la convention collective qui lie la MIBA au personnel. Le syndicat pense que toute autre déclaration contraire est de nature à se maintenir au pouvoir, dans certains postes de responsabilité. La volonté des travailleurs doit être tenu en compte.

ACP


(CL/PKF)