Une entreprise pétrolière basée à Muanda, territoire situé dans le district du Bas-Fleuve, dans la province du BasCongo, vient de lancer une opération d’assainissement. Celle-ci vise le ramassage des immondices et leur déversement à Mpensa, site retenu pour abriter une décharge.
L’entreprise pétrolière Perenco-Rep a déclenché depuis quelques semaines l’opération d’assainissement de la cité de Muanda, située dans le district du Bas-Fleuve, dans la province du Bas-Congo. Cette opération vise le ramassage des immondices et leur déversement à Mpensa, site retenu pour abriter une décharge.
A rappeler que les habitants de certains quartiers de cette cité vivaient dans un environnement pollué, faute d’une politique d’assainissement. Conséquence : les eaux de pluies stagnaient, les immondices et déchets de tout genre jonchaient les rues et les places publiques.
L’environnement pollué générait la production des vecteurs de transmission du paludisme, de la fièvre typhoïde et d’autres maladies et microbes nuisibles à la santé humaine.
Avant de procéder à cette opération, la Perenco-Rep a mené, à travers ses services techniques compétents, des études de faisabilité. Avec l’installation des poubelles ici et là et un container vide au marché central, avait pensé cette entreprise, la tâche de l’opération allait être facilitée.
Le ramassage des déchets solides, des feuilles de tout genre, des immondices et des sachets est rendu possible grâce aux véhicules de Perenco, qui travaillent en collaboration avec l’organisation non gouvernemental et de développement (ONGD)/ Bunkete.
A Mpensa, les déchets sont triés. Les matières dures sont jetées dans l’incinérateur tandis que les feuilles et autres (herbes) sont regroupées pour être transformées en compost. Lequel est distribué ensuite aux paysans pour les travaux de l’agriculture.
La population doit se prendre en charge
La réussite de l’opération de ramassage des déchets et des immondices pour assainir la cité de Muanda dépend du comportement et du changement de mentalité de la population, appelée à respecter les règles d’hygiène publique.
Le chef de la cité de Muanda a instruit les chefs de quartier et des avenues ainsi que les jeunes regroupés au sein des associations et organisations non gouvernementales de développement à répondre à l’appel des autorités locales.
Interdiction formelle est faite à la population de jeter des déchets, feuilles de chikwangue, sachets, boites de conserve vide… dans la rue.
Il lui est demandé de les jeter dans les poubelles et dans le container vide placés au marché central le travail est exécuté par une équipe de vingt-cinq personnes.
L’opération d’assainissement de la cité de Muanda initiée par cette entreprise pétrolière est à inscrire dans le programme de « cinq chantiers de la République ».
Champs collectifs en faveur des villageois
D’autre part, il y a lieu de signaler que l’agriculture préoccupe très peu les paysans de la cité de Muanda et des villages de trois secteurs de Muanda. Qui, du fait de pétrole exploité dans ce territoire, croyaient que l’agriculture ne peut réussir.
A peine on voyait ça et là de petits champs de manioc, des arachides, des patates douces, etc. Conséquence : la cité de Muanda était confrontée au déficit alimentaire et à la famine avec comme corollaire la pauvreté. Tout ce qui était vendu et consommé sur place venait de Boma, de Seke-Banza, de Lukula et Tshela en ce qui concerne les produits vivriers (cossettes de manioc, chikwangues, maïs, haricots, noix de palme, bananes, ignames, arachides, etc.)
Pour lutter contre la pauvreté et le déficit alimentaire à Muanda, Perenco-Rep vient de réaliser des champs collectifs au profit des paysans - deux cents au total - des villages de Ndunzi et Kinkasi. Le manioc, l’arachide, le maïs, les haricots et les ignames y seront cultivés.
Les habitants de la cité de Muanda ne sont pas restés les bras croisés au centre-ville. Les arachides et les patates douces sont plantés par la diaconesse Marie Nkunga de l’EBNM. Les passants ne manquent pas de les admirer.
Cette expérience de Perenco-Rep a un effet d’entraînement sur les villages, ayant pris goût à faire l’agriculture.
En ce qui concerne les agrumes et d’autres plantes fruitières, cette entreprise vient d’aménager un verger à Muanda au profit de deux cents personnes.
Cette politique de se prendre en charge et l’autosuffisance alimentaire donnera des résultats dans les à venir, rassure-t-on.
On ne peut parler de l’agriculture sans parler de l’élevage de volaille. C’est dans ce cadre que Perenco-Rep porte son appui financier et matériel à l’ONGD ARED pour l’encadrement de six orphelins. Il n’y a pas d’agriculture sans bonnes routes.
Cela pour évacuer ce qui est produit. C’est pourquoi Perenco-Rep entretient régulièrement les artères à travers la cité de Muanda (le boulevard du 30 juin au centre-ville, la construction du pont Kindofula reliant les deux rives de la lagune (Kindofula-Kitombe), la construction du rond-point Paul Panda et celui de l’Indépendance (ville de Muanda), la réfection de la piste de l’aéroport de Muanda.
A signaler que les élèves du secondaire, les étudiants, les cadres des entreprises bancaires, les chercheurs, les écrivains et les hommes des sciences ne sont pas oubliés. Cette entreprise a dernièrement doté une école d’un nouveau bâtiment.
Le Potentiel
(CL/Tkm/GW/Yes)