Ce quartier est dépourvu des infrastructures notamment scolaires, culturelles, et autres. Même pas un cybercafé ou un centre informatique alors que nous sommes en plein troisième millénaire, époque de la nouvelle technologie de l’information.
Le quartier Tchad est l’un de nouveaux quartiers situés derrière l’Université de Kinshasa. Il partage la frontière avec la commune de Kisenso. C’est un quartier apparemment abandonné, mieux négligé.
Il est un peu enclavé car sa population accède difficilement à l’information. Ainsi il y a nécessité de la construction d’une bibliothèque dans ce coin, comme l’a déclaré M. Emery Makondale, coordinateur de l’organisation non gouvernementale de développement dénommée ‘’Solidarité chrétienne pour le Développement intégré’’, en sigle Scdi.
Il est constitué d’au moins de seize mille habitants dont la majorité des jeunes. Or, l’information étant un droit reconnu à tout peuple, comme le stipule la Déclaration universelle des droits de l’homme, il reste inconcevable de faire ici exception.
Selon la même source, la jeunesse est une catégorie très importante pour notre pays en général, et en particulier pour ce coin de la ville. Toujours la même source a laissé entendre que la plupart des jeunes de ce coin vivent dans l’oisiveté.
Ils n’étudient pas, ils passent souvent leur temps en faisant de petits travaux auprès des étudiants de l’Université de Kinshasa. Beaucoup sont comptés parmi les enfants « moineaux », issus des familles des alentours et des étudiants des environs de la même université.
Ce quartier est dépourvu des infrastructures notamment scolaires, culturelles, et autres. Même pas un cybercafé ou un centre informatique alors que nous sommes en plein troisième millénaire, époque de la nouvelle technologie de l’information. Vivre en déconnection de ceux-ci, c’est être vraiment un grand analphabète.
La présence d’une telle infrastructure de surcroît intellectuelle et culturelle sera la bienvenue, selon la même source. Car elle va contribuer à la formation et à l’encadrement de ladite jeunesse.
La jeunesse se sent presque abandonnée à elle-même. Les organisations non gouvernementales qui encadrent ces derniers sont quasi inexistantes. Parmi celles-ci, il y a l’organisation non gouvernementale SCDI/ONGD qui essaie d’encadrer ces derniers avec peu de moyens.
Un tel travail avec un si grand nombre de jeunes, ce n’est pas une mince affaire. Comme nous savons que la jeunesse est un agent important pour le développement de notre grand et beau pays, la République Démocratique du Congo, il est nécessaire que le pouvoir public ainsi que les Ong puissent penser à la jeunesse du quartier Tchad, qui est aussi l’avenir de demain.
Alain Ejiba/L’Avenir
(Tkm/BT/PKF)