Grâce à un partenariat conclu entre l’Asbl Espoir de vie de Belgique et les Ong la représentant en RDC, une équipe de médecins belges spécialistes des malformations cardiaques et urologiques ont pu opérer une trentaine d’enfants congolais ainsi sauvés de leurs handicaps
Arrivée à Kinshasa le vendredi l5 janvier, l’équipe de médecins belges spécialistes des malformations cardiaque et urologique est arrivée au terme de sa mission. Elle a quitté Kinshasa dimanche 24 janvier dernier.
Au cours de son séjour kinois, l’équipe a procédé à une vingtaine d’interventions au clinique Ngaliema de Kinshasa. 12 enfants ont été opérés de malformations cardiaques et une douzaine de malformations des voies urinaires.
Grâce au partenariat existant entre l’Asbl belge Espoir de Vie et les Ongs congolaises Espoir de Vie et Chaîne de l’Espoir/RDC, ces interventions particulièrement coûteuses ont été rendues possibles. Ainsi, des consultations assez complètes avec échographie ont été réalisées à la clinique Ngaliema. A en croire, Mme Anita Clément de la délégation belge, le travail qui a été réalisé n’est pas un travail ponctuel, mais de fond englobant la sensibilisation du public, la recherche des fonds, la logistique etc.
Depuis 2002 que ce partenariat fructueux existe, plus de 90 enfants souffrant de malformations cardiaques ont pu être opérés. Des consultations menées sur place à Kinshasa, 700 enfants souffrant de ces pathologies ont été recensés. Cependant, les opérations du coeur sont des opérations nécessitant une hygiène, des équipements appropriées et une expertise avérée, sans oublier la salle de réanimation répondant aux normes internationalement reconnues que la RDC ne dispose pas pour le moment.
Un appel à la solidarité
Les opérations cardiaques sont extrêmement coûteuses. De l’avis de Dr Etienne Tshioriyi, chargé de la mobilisation de la chaîne de l’Espoir RD Congo, elle reviendrait en Afrique de Sud comme en Europe à 30.000 euros. Avec l’aide de Chaîne de l’Espoir/Belgique, ces opérations ont pu être menées moyennant 8.000 euros par patient. Les nombreux cas existant en RD Congo ont poussé les membres de l’équipe belge- comme les médecins congolais à faire un appel à la solidarité auprès des personnes physiques, des entreprises et du gouvernement pour que ces nombreux cas puissent bénéficier de leur attention. Ce que Rakeen /RDC fait déjà.
Le souhait, c’est de voir l’émergence d’un centre des malformations cardiaques de l’enfant voir le jour à Kinshasa. Parce que le coût ne doit pas être un obstacle au traitement a dit Anita Clément coordonnateur de la chaîne de l’Espoir/Belgique. Lors de leur dernière tournée, l’équipe médicale belge n’a pu opérer que les malformations extérieures du coeur et pas de l’intérieur qui nécessite des structures et des infrastructures adéquates que la RDC ne dispose pas.
Mais en attendant, pour que cette ère de la chirurgie du coeur vienne, les spécialistes belges (chirurgien anesthésiste) opèrent en doublon avec des spécialistes congolais. Une façon de les initier à cette chirurgie de pointe dont le Congo dispose déjà de quelques spécialistes qui souffrent du manque de structures dont le Dr Chiku des Cliniques universitaire de Kinshasa.
Comment déceler les malformations cardiaques ?
A en croire le professeur Jean Rubay chirurgien-anesthésiste de l’UCL St Luc/Bruxelles qu’accompagnait le prof L. J. Van Obbergh, les enfants de la RDC ne sont pas différents. Selon des études existant, 3 enfants sur 100 souffrent de malformations cardiaque, neurologique ou encore urologique sur 100 souffrent de malformation cardiaque.
Ces enfants dans leur grande majorité sont fragiles. Ils ont des problèmes de bronchite à répétition et d’autres affections. Un pédiatre bien au fait de l’évolution de la pathologie pourrait diriger l’enfant vers un médecin spécialiste pour déceler quelle pathologie, quel type de malformation dont souffre l’enfant.
Philippe Mbayi Wete/L’Observateur
(DN/TH/GW/Yes)