La Fédération des entreprises du Congo (FEC) demande au Président Joseph Kabila Kabange de maintenir la politique de « tolérance zéro » en vue de sanctionner tous ceux qui détruisent et ruinent la RDC.
Le président de la FEC, Albert Yuma, l’a indiqué samedi à l’occasion de la cérémonie de présentation de voeux aux opérateurs économiques et à tous les Congolais.
Il a déploré les actions de détournement, de concussion et de trafic d’influence qui, selon lui, freinent les investissements et le développement de la nation.
Pour M. Yuma, cette cérémonie constitue pour la FEC, une occasion de faire le bilan des événements qui ont marqué la vie économique nationale et le monde des affaires et d’en tirer quelques enseignements pour l’avenir.
Elle lui offre également l’opportunité d’épingler quelques activités réalisées au profit des affiliés de la FEC. « L’économie congolaise a été gravement touchée en 2009 par les effets dévastateurs de la crise financière et économique qui a ébranlé le monde depuis le dernier trimestre de l’année 2008 », a affirmé le président de la FEC, tout en reconnaissant que la situation dans laquelle se trouve la RDC est aussi la conséquence du mauvais choix des politiques économique et fiscale.
Il a, à cet effet, appelé au renforcement d’un partenariat constructif et sans à priori entre le gouvernement congolais et la FEC.
Selon les données économiques de la Banque Centrale du Congo, cette crise a affecté la RDC à travers quelques indicateurs macroéconomiques.
Il s’agit notamment du taux de croissance du PIB qui s’est situé à 2,7% alors que les prévisions initiales le fixaient à 10,8% ; le taux d’inflation moyen a été de 45% sur l’année avec une clôture fin décembre à 53,44% contre 27,6% en 2008 ; le taux de la dépréciation de la monnaie nationale par rapport au dollar américain a atteint 30% contre 21% en 2008 ; les exportations dont 95% sont constituées de produits de base, à savoir le bois, le diamant, le cuivre, le cobalt et le pétrole, ont enregistré une baisse sensible ; la baisse des exportations a entraîné une raréfaction des devises.
C’est ainsi qu’à la fin du premier trimestre 2009, les réserves de la Banque Centrale ont atteint leur niveau le plus bas, soit 27,5 millions de dollars US.
ACP
(CL/PKF)