Il est reproché à ces deux députés nationaux le refus systématique d’observer la discipline du parti. D’aucuns s’interrogent si les deux enfants rebelles vont s’incliner à la décision ou répliquer par des propos vitriolés comme ils en ont l’habitude.
Il est reproché à ces deux députés nationaux le refus systématique d’observer la discipline du parti. Les députés Albert Puela et Gustave Omba qui, il y a quelques temps, avaient défrayé la chronique au sein de l’Alliance pour la Majorité présidentielle pour leurs propos aigres-doux viennent d’être exclus de leur parti politique, l’Alliance pour le Renouveau du Congo, en sigle ARC. C’est la grave décision qui est tombée hier à l’issue de la réunion du comité directeur de ce parti que préside Olivier Kamitatu Motsuri, par ailleurs ministre du Plan.
L’instance du parti reproche à ces deux députés nationaux d’avoir systématiquement refusé d’observer la discipline du parti violant ainsi les statuts de l’Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC). En conséquence, le comité directeur de ce parti interdit formellement aux honorables Gustave Omba et Albert Fabrice Puela d’engager l’ARC à l’Assemblée nationale.
En d’autres termes, les deux députés nationaux sont en voie de perdre leur mandat parlementaire qu’ils détiennent au nom de l’ARC. Cette grave décision de l’ARC vient de prouver à l’opinion que les rangs se sont resserrés au sein de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle en dépit de tout ce qui s’est raconté.
Nous avons tenté hier de rejoindre les deux députés pour prendre leurs réactions à chaud, mais nous n’y avons pas réussi. La question qui pend sur les lèvres des uns et des autres est de savoir s’ils vont se plier à cette décision les condamnant où s’ils vont répliquer par des propos vitriolés comme ils en ont l’habitude.
La discipline du parti, une règle d’or
Il va de soi que dans un parti bien structuré, la discipline est une règle d’or. Tous ceux qui sont membres doivent s’y soumettre. Les deux honorables intéressés savaient pourtant bien qu’ils étaient entrain de s’écarter de la vision du parti grâce auquel ils ont été élus.
A quelques mois de l’horizon 2011, les partis n’ont pas intérêt à avoir des voix discordantes en son sein. Le contexte s’y prête mal. Au contraire, ses éléments constitutifs doivent-il se souder les uns les autres pour affronter efficacement les échéances futures aux divers échelons.
L’Avenir
(TN/TH/GW/Yes)