Célestin Mbuyu, minis­tre de l’intérieur et Sécu­rité a répondu  mercredi 20janvier 2010 aux questions lui posées par les sénateurs relatives sur le projet de loi portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante  (Ceni).

D’entrée de jeu, le ministre de l’intérieur et Sécurité a reconnu la pertinence des préoccupations des représentants du peuple à la chambre haute du Parlement. Soulignant que leurs préoccupa­tions ont donné de la lumière à certaines zones d’ombres.  Appuyant l’adage  qui stipule qu’au choc d’idées jaillit la lumière.

La Commission électorale nationale indépendante a le sta­tut d’un organe de droit public con­golais. Ses membres prêtent ser­ment devant la Cour constitution­nelle avant leur entrée en fonction. Elle présente un rapport annuel portant sur l’évaluation de ses activité à l’Assemblée nationale à la session de mars et à la fin de chaque processus électoral et ré­férendaire.

Les membres de la Com­mission électorale nationale indé­pendante, a poursuivi le ministre Célestin Mbuyu, sont désignés en tenant compte des compétences et de neutralité. Sept membres composent la Commission élec­torale nationale indépendante, a conclu l’orateur.

Le recensement est diffé­rent de l’enrôlement


Donnant la différence entre le recensement et l’enrôlement, le Ministre de l’Intérieur et Sécurité a souligné que le recensement concerne tous les Congolais, tan­dis que l’enrôlement ne préoccupe que les Congolais qui on atteint l’âge de voter.

La Commission électorale nationale indépendante, comme son nom l’indique, est indépen­dante et dotée de la personnalité juridique. Cette indépendance, a martelé l’orateur, s’exerce notam­ment au regard des autres institutions de la République démocrati­que du Congo. Toutefois, cette in­dépendance n’interdit pas les rapports de collaboration qui s’avèrent nécessaires, a conclu le ministre Célestin Mbuyu.

Convaincu des réponses du ministre de l’Intérieur et Sécurité, Léon Kengo wa Dondo, président de la chambre haute du Parlement à ce débat général sur le projet de loi portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante. Il a chargé la commission sénato­riale chargée de la décentralisa­tion et entités territoriales de faire le toilettage de ce texte en intro­duisant certains amendements. Son vote interviendra très prochai­nement.

Nsuami Nienga/L’Observateur


(DN/Milor/GW/Yes)