Le ministre de l’Intérieur défend devant les Sénateurs la CENI qu’il déclare « impartiale et neutre »
Kinshasa, 21/01/2010 / Politique
Défense au Sénat par le ministre de l’Intérieur de la nouvelle institution organisatrice des élections, la CENI (Commission électorale nationale indépendante) que le ministre a présenté comme une structure impartiale et neutre digne de fiabilité
Célestin Mbuyu, ministre de l’intérieur et Sécurité a répondu mercredi 20janvier 2010 aux questions lui posées par les sénateurs relatives sur le projet de loi portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
D’entrée de jeu, le ministre de l’intérieur et Sécurité a reconnu la pertinence des préoccupations des représentants du peuple à la chambre haute du Parlement. Soulignant que leurs préoccupations ont donné de la lumière à certaines zones d’ombres. Appuyant l’adage qui stipule qu’au choc d’idées jaillit la lumière.
La Commission électorale nationale indépendante a le statut d’un organe de droit public congolais. Ses membres prêtent serment devant la Cour constitutionnelle avant leur entrée en fonction. Elle présente un rapport annuel portant sur l’évaluation de ses activité à l’Assemblée nationale à la session de mars et à la fin de chaque processus électoral et référendaire.
Les membres de la Commission électorale nationale indépendante, a poursuivi le ministre Célestin Mbuyu, sont désignés en tenant compte des compétences et de neutralité. Sept membres composent la Commission électorale nationale indépendante, a conclu l’orateur.
Le recensement est différent de l’enrôlement
Donnant la différence entre le recensement et l’enrôlement, le Ministre de l’Intérieur et Sécurité a souligné que le recensement concerne tous les Congolais, tandis que l’enrôlement ne préoccupe que les Congolais qui on atteint l’âge de voter.
La Commission électorale nationale indépendante, comme son nom l’indique, est indépendante et dotée de la personnalité juridique. Cette indépendance, a martelé l’orateur, s’exerce notamment au regard des autres institutions de la République démocratique du Congo. Toutefois, cette indépendance n’interdit pas les rapports de collaboration qui s’avèrent nécessaires, a conclu le ministre Célestin Mbuyu.
Convaincu des réponses du ministre de l’Intérieur et Sécurité, Léon Kengo wa Dondo, président de la chambre haute du Parlement à ce débat général sur le projet de loi portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante. Il a chargé la commission sénatoriale chargée de la décentralisation et entités territoriales de faire le toilettage de ce texte en introduisant certains amendements. Son vote interviendra très prochainement.
Nsuami Nienga/L’Observateur
(DN/Milor/GW/Yes)
Last edited: 21/01/2010 15:55:52