« On comprend aisément que la visite du Ministre de l’Energie Laurent Muzangisa, a été initiée dans un strict privé d’abord et elle a débouché sur l’officiel compte tenu de l’ampleur du personnage. Lequel personnage allie L. Muzangisa à sa dimension politique managériale dans l’exécutif actuel, une autre sur le plan politique », renseigne la source.

Débarqué à Lubumbashi, il a pris lui-même le volant et a parcouru les quelque 300 km de route qui mènent jusqu’à Kolwezi. A son arrivée dans le chef-lieu du district urbano-rural de Kolwezi, il a été accueilli chaleureusement par le maire de la ville, Mme Cime et son adjoint Déodas Kapenda ainsi que des membres importants locaux du PPRD et une base en liesse. Le cortège ainsi constitué à l’entrée de la ville s’ébranlera ensuite jusqu’à la résidence réservée à l’illustre hôte, qui au cours du trajet, se permettra un bain de foule de quelques minutes, avec à la clé, un parcours pédestre d’un bon demi-kilomètre.

La présence du Ministre national de l’Energie ne pouvait certes pas laisser indifférents les journalistes. Surtout que M. Muzangisa a déployé beaucoup d’activités en rencontrant et devisant avec plusieurs responsables locaux du PPRD.

Un point de presse a été donc tenu dans une salle des fêtes de la place. Au cours de cette rencontre avec les professionnels des médias, le titulaire du secteur qui gère l’eau et l’électricité prioritaires dans les cinq chantiers de la République, n’a usé ni de faux fuyants, ni de la langue de bois coutumière des hommes politiques.

C’est en toute sincérité qu’il a répondu aux préoccupations des journalistes. Concernant le secteur qu’il gère, à savoir l’Energie nationale qui accumule les secteurs vitaux de l’eau potable et du courant électrique, Laurent Muzangisa a reconnu sans ambages que des problèmes, et non des moindres, existent.

Il s’agit notamment de ceux liés d’abord aux infrastructures existantes qui non seulement sont devenues caduques, obsolètes, mais aussi insuffisantes en termes de production.

Ainsi, de la capacité établie par exemple pour Inga I et II de 14 groupes et plusieurs centaines de mégawatts, seuls 7 groupes sont opérationnels et la moitié par conséquent de mégawatts.

Il en va de même des autres barrages éparpillés au Bas-Congo, au Katanga, en province Orientale comme au Kivu.La desserte en eau potable n’échappe pas aux mêmes problèmes liés à la production comme à l’outil de travail.

Cependant, le ministre a noté certaines avancées significatives qui ont été accomplies. Et ce, grâce aux financements tant des bailleurs traditionnels internationaux (Banque mondiale, Banque européenne des investissements, Banque africaine de développement) que des partenaires extérieurs occasionnels.

Parlant de la situation particulière de Kolwezi sur le plan énergétique, le Ministre Muzangisa a déploré le peu d’implication des « Minings » qui, non seulement négligent le social des travailleurs, mais aussi ne contribuent pas à la réhabilitation des infrastructures (routes, écoles, dispensaires etc.) tel que prévoit le code minier. Ce que faisait d’ailleurs la Gécamines en son temps.

Ce géant minier était le partenaire attitré de la Régideso, car il captait de l’eau brute qui était par la suite retraitée par la société nationale des eaux. D’ailleurs, pour résoudre le problème de la desserte en eau potable dans la ville de Kolwezi, des pourparlers sont en cours pour que la Gécamines cède ses installations aquatiques à la Régideso.

La source indique que le Ministre a également reconnu que toute la province du Katanga dans son ensemble est mal lotie sur le plan énergétique. Surtout dans sa partie Nord-ouest.

C’est ainsi que pour remédier à cette situation, un projet est en cours de réalisation avec la mise en place des lignes électriques qui desserviront Kasaï, Dilolo, Mutshatsha et Sandoa. En outre, M. Muzangisa Mutalenu a aussi abordé la question de la santé de son parti, le PPRD.

L’Avenir


(CL/PKF)