De retour à Kinshasa, Tshala Muana consomme les jours de convalescence prescrits par son médecin. Très bientôt, a indiqué Mege 30’’ Mamou nationale » sera prête pour sa descente dans l’Hexagone où elle est sollicitée pour des concerts.
« Invictus " est le titre du long métrage dédié à celui qu’on appelle par son peuple sud africain " Papa ". L’événement cinématographique est intervenu le 13 janvier denier en France, trentième long métrage de Clint Eastwood, tourné en Afrique du Sud, avec des acteurs réalisateurs de renommés comme Morgan Freeman et Matt Damon.
Sans doute, ce film sera dans les télévisions africaines dans l’un de ce quatre.
Le réalisateur américain s’attache à un moment tout sauf anecdotique de l’histoire récente de la nation arc-en-ciel ; la Coupe du monde de rugby, gagnée en 1995, et contre toute attente, par les Springboks (le nom de l’équipe nationale de Rugby de l’Afrique du Sud).
Il a fallu toute la ténacité et la conviction de Nelson Mandela, alors président, pour faire de l’équipe le ferment de l’unité nationale d’un pays ravagé par l’apartheid. Aux premières images, Invictus s’ouvre sur un plan d’une classique limpidité.
En Afrique du Sud, les rugbymen blancs de l’équipe des Springboks s’entraînent sur un terrain à l’herbe bien grasse, tandis que de l’autre côté de la rue des gamins noirs des townships jouent au football, les pieds nus dans la poussière. Clint Eastwood s’attache aux premiers mois de la présidence de Nelson Mandela, et surtout à sa décision surprenante de soutenir, envers et contre tous, l’équipe nationale de rugby, le symbole haï de la ségrégation raciale.
Madiba, le nom clanique de Mandela, a l’intuition géniale qu’une victoire de l’équipe à la Coupe du monde de rugby, organisée en Afrique du Sud en 1995, cèlerait la réconciliation nationale appelée de ses vœux pour forger la nation arc-en-ciel.
Visiblement fasciné par Mandela, parfaitement incarné par Morgan Freeman, le réalisateur américain en fait un être d’exception : visionnaire, finesse, chaleureux, humble et intelligent.
Le souffle lyrique d’Invictus devrait émouvoir les cinéphiles, mais les passionnés de rugby pourraient s’agacer des libertés prises avec les règles de ce sport, et risquent de rester insensibles à cette fable édifiante. Pour l’histoire ; Nelson Rolihlahla Mandela, né le 18 juillet 1918 à Mvezo dans l’ancien Bantoustan du Transkei à l’est de la province du Cap (actuel Cap-Oriental), est un ancien président de l’Afrique du Sud et fut l’un des dirigeants de la lutte contre l’apartheid.
Son père était, Hendry Mphakanyiswa Gadla, chef de tribu Xhosa de Tembu. À l’âge de sept ans, Rolihlahla Mandela devint le premier membre de la famille à suivre une scolarité. C’est un professeur méthodiste qui lui donne le prénom occidental de Nelson. Son père décède d’une tuberculose alors qu’il n’a que neuf ans. Nelson Mandela est alors envoyé à la mission de Wesleyan. Selon la coutume Xhosa, il est initié à l’âge de seize ans et poursuit ses études avec succès à la Clarkebury Boarding Institute.
Il obtient son certificat scolaire en deux ans (au lieu de trois habituellement). C’est en 1942 que Nelson Mandela rejoint le Congrès national africain (ANC), membre de l’Internationale Socialiste, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche.
En 1944, avec Walter Sisulu et Oliver Tambo, il fonde la plus dynamique ligue de jeunesse de l’ANC. Le 5 décembre 1956, Mandela et 150 autres personnes sont arrêtés et accusés de trahison. Ils sont au bout du compte tous acquittés, grâce aux plaidoiries des avocats et au légalisme pointilleux des tribunaux sud-africains en 1961.
Il fut emprisonné en 1962 puis condamné à cinq ans de prison en 1963, et, après un procès où il contesta la justice d’apartheid, condamné à la détention à perpétuité en 1964 en raison de ses activités politiques clandestines, devenant au fil des années, le plus célèbre et l’un des plus anciens prisonniers politiques.
Il fut en partie libéré le 7 décembre 1988 et mis en résidence surveillée. Le 5 juillet 1989, il rencontre au Cap le président Pieter Botha. Il fut définitivement libéré le 11 février 1990 sur ordre de Frederik de Klerk qui, pour des raisons politiques, mit fin à la clandestinité de l’ANC, et le sollicita pour maintenir la paix civile en Afrique du Sud. Les deux hommes ont travaillé ensemble pour instaurer la fin de l’apartheid et un régime de transition.
Onassis Mutombo/L’ Avenir
(BT/PKF)