Le père de cet ouvrage est parti du postulat simple selon lequel : « la conscience nationale est la fille aînée de la conscience historique ». « Le chercheur africain n’a pas le droit de parler de l’économie d’une formation technique suffisante qui lui ouvre l’accès aux débats scientifiques les plus élevés de notre temps, où se scelle l’avenir culturel de son pays (…)

En effet, l’on doit dire aux générations qui s’ouvrent à la recherche : armez-vous de science jusqu’au fond. Une action ne peut être révolutionnaire que dans la mesure où elle s’enracine profondément dans l’histoire et la culture nationale. Et la révolution africaine passe par la restauration de la science historique des peuples africains et par la rénovation des langues nationales ».

C’est par ces mots du Grand Cheik Anta Diop que le Professeur Isidore Ndaywel a commencé son livre « Nouvelle histoire du Congo : Des Origines à la République Démocratique ». Une œuvre d’esprit qui ne parle que du Congo, pays natal de son auteur.


La présentation de cette œuvre est intervenue le vendredi 11décembre dernier, au cours d’un Café littéraire organisé par la Banque mondiale à Kinshasa Gombe. Composé de 741 pages, 14 chapitres qui cadrent avec l’Histoire de la Rdc.  Ce chef d’œuvre est en quelque sorte une conscientisation de la jeunesse congolaise face à la destinée de son pays.

Le père de cet ouvrage est parti du postulat simple selon lequel : « la conscience nationale est la fille aînée de la conscience historique ».

Au niveau pratique, nombreux sont les cadres et jeunes congolais qui ne connaissent pas l’Histoire exacte de leur pays. Autres éléments pédagogiques qu’on peut retrouver dans cette œuvre d’esprit, une panoplie de photos qui ont de la gueule, c’est-à-dire, des images qui parlent d’elles mêmes. Pour plus accrocher ses lecteurs, ce professeur a réalisé son œuvre sans note infra-paginale avec à l’appui un style simple et des mots accessibles à tous.

« La RdC est une jeune nation mais habitée par un vieux peuple. Etant entendu que l’origine du monde est au centre de l’Afrique, on peut dire que l’humanité est née au Congo. Pour preuve, tous les grands parcs sont en Afrique centrale. L’une des raisons majeures de la conférence de Berlin était le partage des fleuves africains dont celui du Nil, surtout le fleuve Congo et la première intervention de l’organisation des nations unies(ONU) sur un pays africain, c’était sur le Congo.

En venant au Congo, Che Guevara voulait commencer la révolution africaine sur la terre congolaise », a déclaré le Professeur Isidore Ndaywel dans son propos. Et de souligner que « les Congolais doivent s’approprier leur propre Histoire et faire la mise en jonction des divers courants politiques. Parce que, l’Histoire du Congo, est un chapitre particulier dans l’Histoire de l’humanité ».

Partant du 1er juillet 1885 à Vivi, la proclamation de l’existence d’un Etat du Congo, en passant par la conférence de Luluabourg en 1964 où l’on avait déclaré la naissance de la République démocratique du Congo et qui avait disparu un moment pour refaire surface en 1997, ce livre de Isidore Ndaywel è Nziem est écrit de telle sorte que chaque mot contenu dans cet ouvrage est utile et important à lire. Sautez une phrase, vous risquez de perdre tout ce que vous avez lu auparavant, parce qu’il est caractérisé par une juxtaposition sérieuse des signes linguistiques et un enchainement logique des énoncés.

En plus, le grand historien du Congo, le professeur Elikia M’bokolo a pris le soin de signer la préface dont voici l’extrait : « A ce titre, l’histoire ne se donne donc pas comme une contemplation du passé. Elle est, au contraire, une science enracinée dans le présent et dans les effets qu’elle est capable de produire, tournée vers l’action, une action déterminée, courageuse, inventive et lucide, celle-là même dont le Congo d’aujourd’hui a besoin ».

Découvrons cet auteur qui est à la énième fois de sa publication sur l’Histoire du Congo. Isidore Ndaywel è Nziem est professeur ordinaire au Département des Sciences historiques de l’Université de Kinshasa, membre correspondant de l’Académie royale des sciences d’outre-mer à Bruxelles et chercheur au centre des mondes africains de l’Université de Paris I. Il est également président de la société des historiens congolais.

Onassis Mutombo/L’Avenir


(BT/PKF)