Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 21/03/2010 20:42 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Les citoyens belges devraient se sentir chez eux au Congo comme les Congolais chez eux. Il revient dès lors aux Congolais de concevoir une politique belge avec pour objectif : rationaliser les rapports bilatéraux entre la RDC et la Belgique

Steven Vanackere, vice-Premier ministre et ministre en charge des Affaires Étrangères du Royaume de Belgique, successeur de Karel de Gucht - après l’intermède de l’actuel PM Yves Leterme - est arrivé lundi 18 janvier dans la soirée à Kinshasa. Les services du ministère de la Communication et des Médias se sont assurés d’une présence remarquable à l’aéroport r-dcongolais. Lire l'article de Tryphon Kin-kiey Mulumba: Connaître les Belges, connaître la marche du monde.

Steven Vanackere qui compte dans sa suite une quinzaine de journalistes belges réunit mardi 19 janvier à 16 heures au Salon Virunga du Memling une conférence de presse qui devrait lui permettre de commenter l’état des relations entre nos deux pays qui officiellement devraient être préservées des récentes passes d’armes après les propos jugés «discourtois» par Kinshasa tenus par le Commissaire européen Karel De Gucht au débat au Parlement européen le 16 décembre 2009 à Strasbourg.

Un sujet au menu de l’audience que le Président de la République Joseph Kabila Kabange accorde au chef de la diplomatie belge à Lubumbashi: la visite à Kinshasa le 30 juin 2010 du Roi Albert II à l’occasion du Cinquantenaire.

En Belgique, le Roi règne, mais ne gouverne pas. C’est dire si le voyage du Roi en R-dC dépendra du débat (des débats) qui aura (auront) lieu dans la foultitude d’enceintes qui forment un État belge introuvable: le Fédéral; les Communautés, flamande, wallonne, alémanique; les Régions multiples, etc.

Connaître les Belges, connaître la marche du monde

Je suis un ancien de France, pays que je connais peut-être mieux après le mien propre. Je suis arrivé en Belgique par accident, contraint et forcé par les émeutes et pillages du régime Mobutu. Depuis, je m’y rends souvent, mais la Belgique reste pour moi comme sans doute pour nombre de mes compatriotes une terra incognito. Contrairement à la France dont notre pays partage la langue et la culture - souvenons-nous… «nos ancêtres les Gaulois» - la Belgique, minuscule pays aux mille visages, est trop complexe à connaître et à comprendre. Il faut pourtant s’y mettre si l’on veut tisser des liens durables et harmonieux.

Avant de s’aventurer sur des terres sauvages, le colonisateur y envoya des expéditions, étudia les peuplades, passa des accords. Les Chinois qui conquièrent le monde se sont longtemps appliqués à en connaître le modèle et à en comprendre la logique. Ils ont pénétré l’Europe, l’Amérique, l’Océanie, Afrique. Ils parlent à la perfection le lingala - depuis Canton - et du vrai Lingala facile de notre glorieux Zacle, du Swahili et du Kikongo.

La force de Bongo fut d’avoir maîtrisé le pays dont le rôle était prépondérant dans le sien. Tout comme Mobutu. La France pour le premier, dont il avait serré la main de tous les Présidents de la Vème République; la Belgique, la France et les États-Unis pour le second. Le choix de Mobutu pour la France s’explique, on l’a vu. Même colonisé par la Belgique, l’ex-Zaïre avait une culture en partage avec l’Hexagone. Mobutu séduisait la France quand il déclarait que son Zaïre est le premier pays francophone au monde quoique le Léopard passât outre le fait que le manuel de la langue française qu’offre le Centre culturel français doit encore mieux pénétrer nos cases et nos huttes.

Quant à l’Amérique, même si Mobutu en détestait la langue dont il ne savait pas articuler le premier mot, l’importance de son pays dans un contexte de guerre froide, l’avait fait recruter par la CIA et coaché par la puissante Centrale des renseignements. Le Léopard était leur agent. L’Amérique qu’il visita 24 fois pendant sa vie le lui rendit fort bien; de Johnson à Bush Sénior dont il connaissait en grand familier le ranch en passant par Nixon. Jusqu’à ce que sous Clinton, l’air ne fut plus de saison…

Bongo aimait la France. Il était tellement l’homme de Paris et de ses réseaux qu’il ne réalisa pas la nécessité de se rapprocher de la Maison-Blanche sauf quand il comprit - poussé par la campagne des médias et des ONG qui le titillait jusqu’à le pousser à la mort - qu’il avait intérêt à aller voir ailleurs. Sans succès... L’Amérique considérait que le Gabon était une terre française. Que quoique hyper puissance, la gueule française - Dominique de Villepin frappant sans ménagement le général Colin Powell au siège des Nations Unies en pleine guerre d’Irak, devant des milliards de téléspectateurs dans le monde - n’autorisait pas, sauf énième guerre, qu’on réécrive le tracé des frontières. C’est du tracé des frontières - histoire et alliances - qu’il s’agit dans les relations internationales.

Le monde est basé sur des droits acquis, inaliénables, imprescriptibles, des droits reconnus, des droits respectés, des droits défendus, au besoin par la Communauté des Nations elle-même. Sauf exception, tous les pays qui se sont détournés avec arrogance de la puissance tutélaire reconnue, respectée ou se sont mis hors ce jeu ont été frappés d’ostracisme. Ils n’ont pu se redresser: Cuba, Madagascar, Zimbabwe, Somalie, Guinée, Irak, Jamaïque, Haïti, etc. À contrario, tous ceux qui s’y sont accrochés ou sont restés dociles ou corrects même in extremis, avancent. Ils ont pour noms Gabon, Togo, Sénégal, Mali, Burkina, Ouganda de Museveni, Botswana, le nouveau Ghana, Afrique du Sud, Maurice, Inde, Hong Kong, Jamahira Libyenne, etc.

Deux cas en ce début d’année crèvent l’esprit du monde: la Guinée Conakry en Afrique et Haïti en Amérique. Ces pays se ressemblent en deux points au moins: ils ont arraché par la guerre leur liberté et leur indépendance, ils ont vaincu la force coloniale; ils se sont détournés de leur puissance coloniale. La France pour la Guinée, la France et l’Amérique pour les anciens esclaves noirs libérés d’Haïti qui décimèrent les contingents armés napoléoniens. Deuxième point commun: ces pays ont été marginalisés et paupérisés. Ils peinent à se redresser.

Si Sarkozy vient d’annoncer qu’il se rendra prochainement à Port-au-Prince, ce sera la première visite d’une autorité française. Jamais dans le passé un Président français, ni un Premier ministre n’avait mis les pieds sur cette île qui parle la langue française et dont des profs - une réelle élite dispersée à travers le monde - enseigne, oh! crime de lèse Anglais - le Français dans Brooklyn, aux petits Américains.

Haïti dont l’élite gouvernementale vient d’être décimée par une énième catastrophe naturelle, a payé comptant son indépendance, comptant son arrogance. Si le président français se rend sur l’île dévastée c’est pour aller en ramasser les miettes. Non loin de là, à Saint-Domingue, la petite île voisine, la vie se mène tranquille… La petite île a su comprendre la marche du monde.

Qu’ai-je la prétention de connaître sur la Belgique d’où est venu depuis lundi 18 janvier le nouveau ministre des Affaires étrangères Vanackere qui réunit une conférence de presse à Kinshasa au Salon Virunga du Memling? Peu de choses. Sauf qu’il y a dans ce pays ni un Gouvernement, ni deux, ni trois Gouvernements, ni quatre, ni cinq Gouvernements, ni six... Ni un Parlement, ni deux, ni trois Parlements, ni quatre, ni cinq Parlements, ni six…

Pour un pays pas plus vaste que le plus minuscule territoire de R-dC, il y a autant de Présidents qu’il y a des Communautés ou des Régions, autant de Ministres Présidents qu’il y a d’électeurs, autant de Ministres fédéraux, autant de régionaux, autant de ceci, autant de cela. C’est à perdre son Flamand… Alors, avec qui parler? Quels sont les interlocuteurs? Ministres fédéraux? Communautés française, flamande, germanophone? Régions Wallone, Francophone, Bruxelloise? Provinces? Communes?

On sait que si une énième réforme de l’État a donné autorité aux Communautés sur le culturel (enseignement, sport, médias publics, culture), les Régions ont toute autorité sur le territorial et l’économique (économie, environnement, énergie, agriculture, travaux publics, organisation des pouvoirs locaux, eaux et forêts, aménagement du territoire, urbanisme, voies fluviales etc.).

Au fond, il faut se rendre à l’évidence: la Belgique n’existe pas. Un programme de télévision sous forme de fiction l’a prédit, sans émouvoir le Royaume, annonçant que le Roi avait trouvé asile au... Congo. Tenez: l’État fédéral ne peut signer un traité international sans qu’il ne soit approuvé par les Régions quand nos plénipotentiaires s’arrêtent à Bruxelles sans franchir la frontière linguistique.

En Belgique, il n’y a ni parti politique belge, ni, au fond, syndicat belge, ni, au fond, organisation quelconque belge. Le mot belge a disparu sauf du vocabulaire des derniers des Mohicans (patronats, syndicats, vétérans, etc.) qui font flotter le drapeau tricolore sous leur fenêtre à chaque fois que la foultitude des Parlements en remet. On dira avec raison qu’il n’existe pas de Citoyen belge. Même le passeport pourrait bientôt ne plus exister pour être remplacé par le passeport flamand, wallon, germanophone. Les organisations de masse s’affichent flamandes (néerlandaises), wallonnes (francophones), germanophones, locales, ethno-tribales, etc.

Dans ce pays, l’homme politique en a cure du Belge que nul ne connaît, que nul ne voit, à qui nul ne s’adresse parce que tout simplement, il n’existe nullement. Le Belge s’il existe, n’a aucune importance pour quiconque cherche à représenter quelque chose. L’homme politique flamand s’adresse à un électorat de Flandre, le Wallon à celui de Wallonie, le Bruxellois à celui de Bruxelles. On s’adresse à son voisin de commune ou de quartier, avec qui on partage langue et culture.

Les 800.000 voix que l’actuel Premier ministre belge Yves Leterme a obtenues, il ne les doit pas à la Belgique; il les doit à la Flandre. Louis Michel n’a fait aucun vote en Flandre. Il ne pouvait pas faire de vote là-bas. Puisqu’il n’y est pas éligible. C’est à deux pays distincts, à deux opinions différentes que chacune de ces personnalités s’adresse quand elle pose un acte public ou ouvre la bouche dans une enceinte. Savoir cela c’est commencer à comprendre un monde qui bouge.

Plus compliqué: s’il y a cinq courants politiques dans le royaume (chrétien, libéral, socialiste, écolo, droite extrémiste), c’est qu’à l’échelle du royaume, vous avez dix partis politiques. Chacun avec ses thèmes fétiches sur qui il va insister plus ou moins pour conquérir l’opinion. Or, pour gouverner, ces dix partis politiques forment des coalitions à des échelles différentes et se retrouvent dans moult Gouvernements.

Si la Wallonie poussée par l’essor de son industrie lourde à Liège et à Charleroi (mines, sidérurgie, métallurgie, verrerie, etc.) connut un très fort développement dans l’histoire et fit de la Belgique la première nation industrielle d’Europe, cette partie sud a perdu toute place en Europe quand la Flandre qui s’est tournée vers les pays anglo-saxons et s’est lancée dans le commerce international, a réussi son envol.  À la prépondérance numérique de «la Maison de Flandre» (60% des 10,5 millions de Belges, Flandre contre 40% des francophones Wallonie-Bruxelles), le nord a ajouté son poids économique.

Aujourd’hui, «la Belgique est la Flandre», enseigne une carte de la Flanders House à une exposition «belge» à New York qui montre une Belgique extirpée de la Wallonie et qui a repris la ville de Bruxelles. Grand émoi en Wallonie mais cela ne change rien à la situation. Une étude indique qu’un Flamand offre chaque année une voiture Polo à une famille wallonne et que ce financement va encore plus loin. D’où l’exigence de plus d’autonomie: las de ce financement, les électeurs flamands réclament à plus de 60% une Flandre souveraine.

Ceux qui fréquentent les médias en Belgique le savent: le puissant quotidien flamand De Standaard n’a aucun équivalent en Wallonie, ni en volume, ni en qualité, ni en profondeur.  Si, boulevard Reyers, Rtbf et BRT (VRTN) ont toujours deux murs qui les soutiennent, celui du milieu qui les sépare ne céderait pas à un tremblement de terre de magnitude 8 sur l’échelle de Richter. Passer d’un groupe de ces médias publics à l’autre, c’est aller du nord développé au sud sous-développé. Connaître ces réalités aide à ne pas se tromper d’analyse.

En jetant un regard sur des cartographies belges, on voit où le cœur de l’ancien colonisateur bat. Du point de vue des personnes c’est en France que les Belges sont les plus nombreux. En Indonésie aussi, pays qui parle le Néerlandais. En Afrique du Sud, autre pays du Néerlandais, 50.000 Belges. Loin - très loin, très loin encore - arrive le Congo, où personne ne parle cette langue d’échange avec le royaume. Rien de très important: il n’y vit que 3.000 âmes!

Intérêts économiques? Rien ou pas grand-chose. Hormis l’éternel frigoriste William Damseaux qui a juré de trouver sépulture ici. Tout à l’honneur du Mohican… Mais ce n’est pas pour cela que l’ancienne puissance déclenchera une guerre. Pas plus pour deux ou trois prêtres flamands juchés sur une colline du Sud-Kivu… Karel de Gucht - on le sait - n’a pas très bonne presse chez nous. Cynique, l’homme œuvre à remettre en cause la respectabilité de notre État (de ses «dirigeants», précise-t-il mieux que Louis Michel qui parle d’inexistence de l’État, «incapable de remplir ses missions régaliennes» - c’est trop fort!) qu’il sait post-conflit et qu’entrave la lourde charge du passé.

C’est vrai que ce discours paraît perdre de mode. C’est le Rwanda qui, en zone de turbulence, décolle en flèche... À nous de le crédibiliser par le dialogue permanent, par notre permanente présence partout où se prend une décision, par le travail de nos lobbystes. Au 1+4 d’après Sun City a succédé un 1+4 d’après élections. Et, en réalité, nous sommes loin d’être sortis de l’auberge. Mais c’est le jeu démocratique... Voyons, soyons lucides: sous Mobutu, un certain Erick Derijck au même poste a fait pire. Surpris mais pas rancunier, De Gucht banalise: «Je suis indésirable à Kinshasa, je ne m’y rendrai pas. S’ils veulent parler commerce, qu’ils viennent à Bruxelles. Je les accueillerai et les écouterai». Mais De Gucht c’est la Flandre! Donc la Belgique qui pèse des milliards d’euros. Si peu? Sauf que De Gucht ce n’est plus «le petit ministre de la petite Belgique».

C’est désormais le ministre de l’Europe. 27 pays à la clé, et qui comptent sur l’échiquier du monde, dont beaucoup ignorent tout de nos petites emmerdes kinbruxelloises. Or, les relations internationales ce n’est plus désormais du bi, c’est du multilatéralisme.  Et encore s’agit-il de cette Belgique qui vient d’offrir son tout premier Président à l’Europe! Qui se trouve être parent de De Gucht. C’est-à-dire un Flamand… Sorti des mêmes terres: Herman Van Rompuy. Qui va croiser l’Américain Barack Obama et le Chinois Hu Jintao dans tous les halls du monde. Le hasard n’existe pas…

J’ai vu qu’un homme se réjouissait du fait que De Gucht ait quitté l’Aide au développement pour le Commerce international. C’est oublier que De Gucht parachevait un mandat: celui de son compatriote Louis Michel. C’est oublier le prestige que confère ce portefeuille face à l’Aide au développement. C’est croire que la R-dC n’aura à parler qu’Aide, jamais Commerce international.

C’est - last but not least - oublier que cela ne change rien à la marche du monde. Qui consiste à créer de la richesse, à booster la prospérité; à en finir avec la misère et la pauvreté; à donner l’eau et la lumière aux habitants; à donner un repas, un transport, l’école, les soins de santé.

Vous dites démocratie? Elle n’existe que pour cela. Hommes et partis politiques ne luttent que pour cela: le bonheur de chacun et de tous. Les Belges - s’ils existent - sont ce qu’ils sont. Il faut passer la frontière pour voir comment leurs voisins les traitent. Qu’ils soient renfrognés, rancuniers, peu chaleureux, ce sont nos Nokos. Chez nous, ils devraient se sentir à l’aise comme nulle part ailleurs. Comme nous à l’aise chez eux comme nulle part ailleurs. C’est malheureusement loin d’être le cas… Cela ne date pas d’aujourd’hui. Kasavubu, Lumumba, Mobutu, Tshombé, Nendaka, etc., ont des comptes à rendre. Les Belges - leurs Institutions, leurs pratiques courantes, etc. - détestent fort bien les R-dCongolais qui le leur rendent. Si SN Brussels Airlines peut décoller de Bruxelles et partir vers Kinshasa sept fois par semaine et poursuivre ainsi ses bonnes affaires, le pays reste un paria. Il suffit de voir l’accueil à l’arrivée à Zaventem.

Entre Kinshasa et Bruxelles, il n’y a certes aucun flux économique. Hormis la spéculation financière. Nos milieux d’affaires sont interdits de séjour sans visa. Des officiels ne sauraient s’y rendre parce que poursuivis par un juge. Cela nous paraît égal. L’ancienne puissance n’en finit pas de désespérer… Belges et R-dCongolais ont un passé commun. En pleine guerre du Shaba, Renaat Van Eslande, ministre des Affaires étrangères CVP (Démocrate chrétien flamand) a rappelé: «La Belgique est historiquement chez elle au Zaïre».

Ce n’est pas au Britannique ou à l’Espagnol que l’Américain ou le Chinois ira demander conseil sur le Congo, c’est au Belge. Mobutu avait beau pleurer, c’est à Bruxelles que les meilleurs journalistes de CNN faisaient escale pour être briffés… auprès de Colette Breackman, sur le Zaïre. En débarquant à Kinshasa, ils savaient tout de nous: où aller, où ne pas aller.  Mobutu n’en finissait pas de maugréer, cela ne changea rien. Quand il l’a compris, ses relations avec la Couronne de Belgique avaient pris tant des rides. La Communauté des Nations n’en fit qu’une bouchée…

Concluons. C’est l’arrêt sans appel rendu par ce grand journaliste du puissant journal De Standaard aujourd’hui à «la retraite active». Il déclarait au Soft International. La crise avec Mobutu faisait rage. «Attendons que passe le feu de brousse. Et que pousse la nouvelle herbe». Manu Ruys... Un vrai Flamand! À l’école, on nous a appris qu’eux ne savent pas comment on avale les mots...  Si le voyage du successeur de De Gucht aux petits Carmes aide à ouvrir cette «lucarne par laquelle le monde scrute le Zaïre», comme le disait Léo Tindemans, cela nous éviterait d’être Haïti.

Aux R-dCongolais de trouver en eux-mêmes les ressources nécessaires en vue de concevoir et de construire une vraie politique belge avec pour objectif: rationaliser les rapports bilatéraux... Aujourd’hui plus qu’hier, le monde veut des certitudes. Plus que jamais, nous avons mission de cesser d’être « unreliable ».

Tryphon Kin-Kiey Mulumba/Le soft


(DN/TH/GW/Yes)



Last edited: 21/01/2010 16:38:12

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067

© 2000 - 2010 Multimedia Congo s.p.r.l.