« L’enfant a grandi! Bravo l’ar­tiste! Sincères fé­licitations ! ».  Tels sont les sentiments exprimés à chaud par un public select, à majorité critique, après les prestations de la comédienne Or­nella Mamba dans « Variations Jazz », les 8 et 9 janvier 2010, à la Halle de la Gombe. Le spectacle était déjà passé le 15 janvier 10 à la Halle de l’Etoi­le à Lubumbashi, au Katanga.

En effet, en une heure d’interprétation sur scène, Ornella Mamba a fait preuve de beaucoup de maturité et de profes­sionnalisme. Plus ques­tion de cette voix jadis puérile! La comédienne a, désormais, forgé sa propre identité artistique. Son expression française a positivement évolué à travers un texte d’un contenu aussi fort et profond. « Jazz » de Koffi Kwahulé interpelle le monde entier contre le viol et la déshumanisation de l’être humain.

Une si­tuation d’actualité encore récente en RD Congo. Et, Ornella prête sa voix pour les sans-voix afin qu’ils résistent à toutes formes de violence et conscien­tise tous à recourir à des valeurs positives. Dans la mise en scène ponctuée par l’ex­pertise de Monica Espi­na, il y a juste à exhorter la comédienne à ne pas trop tarder à prendre de l’élan. I1 y a petit décala­ge entre le texte qui dé­marre à 100 à l’heure et le jeu d’acteur qui se ma­nifeste avec une certaine lenteur.

Mais également, sans doute, de joindre le plus souvent le texte dit au mouvement corporel dramatique. Sinon, la scéno­graphie est bien indiquée avec simplement des photos attachées à un fil symbolisant la fragilité de la vie. Mais, la projection vidéo a encore montré ses limites avec un ta­bleau qui s’est totalement enroué à la 2ème presta­tion!

Eddy Kabeya/Le Phare


(TH/BT/PKF)