Réunion à partir de ce mardi à Matadi au Bas-Congo des chefs d’Etat-major des armées de la RDC, du Rwanda et du Burundi dans le cadre de la concertation régulière convenue entre eux en vue de l’évaluation de la coopération militaire conclue entre les trois pays concernés
Une importante rencontre se tient ce mardi à Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo. Il s’agit de la réunion des chefs d’Etat-major des armées de la RDC, du Rwanda et du Burundi. La rencontre de Matadi succède à celle de Goma et vise à évaluer la coopération militaire entre les trois pays de la sous-région des Grands Lacs.
L’objectif est de renforcer la sécurité dans cette partie Est marquée, on le sait, par une insécurité, la violation des droits de l’homme, les violences sexuelles, sans oublier bien sûr l’exploitation illicite des richesses, particulièrement congolaises. Mais on serait incomplet, si l’on ne soulignait pas la présence néfaste des groupes armés, notamment les FDLR, les FLN, et avec la frontière ougandaise, la LRA.
Lors de la rencontre de Goma, il a été question des opérations militaires conjointes Kimia I, Umoja Wetu et Kimia II. A Matadi, l’on s’attardera à échanger sur l’opération « AMANI LEO ».
Les responsables militaires vont s’appesantir sur l’aspect militaire. Il ne fait l ombre d’aucun doute, sans être expert militaire, qu’il y aura incontestablement échange d’informations militaires pour apprécier le travail réalisé et à faire dans chaque pays.
Pour de nombreux observateurs, cette réunion de Matadi se déroule au moment où à Kinshasa, l’on a décrété l’Opération « Amani Léo » en partenariat avec la MONUC, et qu’il est de plus en plus question de Laurent Nkunda en prévision de son extradition en RDC. Dans sa déclaration, Alain Doss, Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et responsable de la MONUC, a précisé que l’opération AMANI LEO ne devrait pas que seulement être militaire. Les aspects économique et social devraient être pris en compte pour sécuriser les populations.
Cet aspect du problème est capital et les chefs d’Etat major des armées congolaise, rwandaise et burundaise devraient en tenir compte pour faire des propositions concrètes aux responsables politiques. Il en est de même du cas pour évacuer les sentiments de méfiance. C’est le prix à payer pour une paix durable.
Voilà pourquoi, les mêmes observateurs politiques auraient voulu que cette réunion, ne se tient pas à Matadi, mais à Goma, Bukavu, Gisenyi et Bujumbura, villes très proches des zones d’intérêt.
Le Potentiel
(DN/Ern./GW/Yes)
Last edited: 19/01/2010 13:57:14