Scène de bousculade à l’ambassade de la RDC en Belgique mercredi 13 janvier 2010, du fait de la pénurie de passeports au point de constater le débordement de son personnel. La décision du ministre des Affaires étrangères Alexis Tambwe Mwamba de n’envoyer que 100 passeports par mois face à 6.000 demandes, risque de priver la liberté de circulation à des Congolais vivant en Belgique. Un constat formulé par certains observateurs à radiookapi.net


Abordé par radiookapi.net, le professeur Loseke a souligné : « Le ministère n’envoie que 100 passeports par mois pendant qu’il y a plus de 6.000 demandeurs et si vous faites le calcul, vous trouverez qu’il faut attendre encore 50 jours pour ceux qui en ont besoin ». Auparavant, a-t-il noté, il fallait attendre 3 mois pour avoir son passeport, d’après les sources proches de la chancellerie. Avant d’inviter le ministère des Affaires étrangères à revoir cette décision face à la situation extrêmement grave et même explosive vécue à l’ambassade de la RDC à Bruxelles suite à une pénurie de passeports qui remonte à plusieurs mois.

A rappeler qu’en septembre 2009, deux notes signées respectivement par le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères avaient simplifié la procédure d’octroi de passeport biométrique en prorogeant la légalité des anciens passeports. Le certificat de nationalité et l’extrait de casier judiciaire n’étaient plus obligatoires pour les requérants détenteurs de la carte d’électeur.

Mais l’application de cette double mesure avait connu des entraves administratives. Dans sa note du 31 août 2009 au ministre de la Justice et des Affaires étrangères, le Premier ministre avait précisé que la carte d’électeur, la seule pièce d’identité nationale, suffit pour qualifier la nationalité. La même note avait indiqué que l’exigence d’un extrait du casier judiciaire pour l’obtention d’un passeport ne se justifiait pas.

A l’époque, la note du ministre des Affaires étrangères adressée aux missions diplomatiques congolaises considérait que tous les passeports congolais, anciens et nouveaux, avaient cours légal jusqu’à nouvel ordre. Sauf erreur de notre part, jusqu’à ce jour, aucune autre instruction contraire n’est venue la contredire. Ce qui se passe à Bruxelles est une interpellation auprès des autorités qui doivent rectifier le tir en toute transparence pour simplifier la procédure d’octroi de passeport.

Louis-Paul Eyenga Sana/Le Potentiel


(BT/TH/GW/Yes)