La chambre basse aussi bien que la chambre haute du Parlement congolais sont convoquées en session extraordinaire à partir de ce ven­dredi l5 janvier 2010. Des ren­contres d’harmonisation des matières à discuter au cours de cette session ont eu lieu entre les bureaux de deux chambres.

La dernière rencontre d’har­monisation a eu lieu ce jeudi et s’est tenue à huis clos. Quels sont les principaux en­jeux de cette session extra­ordinaire ? Trois matières, et non des moindres, devraient faire b’objet des travaux de la part des parlementaires de deux chambres au palais du peuple: le projet de la loi sur la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), les crédits provisoires et le budget 2010.

Concernant la CENI, l’As­semblée nationale et le Sénat doivent se mettre d’accord dans les mêmes termes au cours de cette session afin de mettre à la disposition du pré­sident de la République une mouture commune pour pro­mulgation. Cette session ouvre peut être une brèche à la société civile congolaise et à l’opposition non institutionnelle qui ont dénoncé leur mise à l’écart dans la struc­ture de la Ceni telle que pro­posée par le gouvernement et adoptée à l’Assemblée natio­nale au cours de la session d’octobre. Mais il faudrait que les deux forces (société civile et opposition non institution­nelle) trouvent des défenseurs au Parlement pour influencer en leur faveur la tendance qui s’était déjà dessinée à la chambre basse.

Au sujet du Budget 2010, c’est connu de tous, la mou­ture adoptée par les deux chambres lors de la session budgétaire elle-même a été République qui a ainsi ren­voyée aux Parlementaires pour apporter des réajuste­ments nécessaires. Des réa­justements par rapport, no­tamment à l’affectation des recettes additionnelles aux engagements pris par le pays avec les partenaires interna­tionaux ainsi qu’à d’autres ob­servations du chef de l’Etat. La nécessité de ces réajuste­ments fait l’unanimité aussi bien de la majorité que de l’opposition.

Ensuite, faute d’une loi bud­gétaire en ce début de l’année, le texte adopté ayant été ren­voyé par le président de la République, les deux cham­bres devront également exa­miner, en urgence, le projet de loi portant sur les crédits pro­visoires qui sera présenté dans les meilleurs délais par le gouvernement. Cela, pour permettre à l’exécutif national de faire fonctionner la machine de l’Etat, en attendant la loi budgétaire 2010.

RO/La Référence Plus


(TN/Ern./GW/Yes)