Selon la source, la paie qui devait avoir lieu depuis le 7 janvier aux démobilisés, mais jusqu’au 13 janvier, ces derniers n’ont pas était servi en plus, ils ne savaient pas comment localiser les bureaux de Celpay.
C’est après avoir fouiné partout qu’ils ont fini par découvrir que le siège de Celpay se trouve dans l’immeuble de la Banque commerciale du Congo (BCDC).
En effet, en guise de présentation de meilleurs vœux pour l’année 2010, l’Unité d’exécution du programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion (UEPN-DDR) leur avait annoncé que Celpay était en train de programmer la paie de ceux qui sont valides. Et ce, après enquête au Centre supérieur militaire. Et la paie devait intervenir à partir du jeudi 7 janvier 2010. Cette structure chargée des démobilisés avait même prié ceux qui ne sont pas encore accueillis d’aller se présenter pour l’enregistrement avant d’aller en formation.
Mais jusqu’au 13 janvier, pas un sous ne leur avait été donné. En plus, ils ne savaient pas comment localiser les bureaux de Celpay. C’est après avoir fouiné partout qu’ils ont fini par découvrir que le siège de Celpay se trouve dans l’immeuble de la Banque commerciale du Congo (BCDC).
Là, ils ont pris carrément possession de l’avenue Bas-Congo. Les plus zélés d’entre eux ont même osé barrer passage aux véhicules qui affluent sur cette voie secondaire à cause des travaux de réhabilitation qui gênent la circulation sur le boulevard du 30-Juin. A un moment donné, un serviteur de Dieu est passé par là. A la vue de cette marrée humaine qui perturbait l’entrée de service de la BCDC, il a voulu savoir ce qui se passait. Dès qu’on lui a appris que ce sont des démobilisés en colère, il a mis la main dans son sac et en a sorti des liasses de billets de banques qu’il a lancés en leur direction. Tout le monde s’est précipité sur cette manne inattendue, même les policiers.
A ce sujet, il faudrait retenir que déjà à la date du 9 novembre 2009, le professeur Grevisse Ditend, administrateur du projet UEPN-DDR, avait attiré l’attention du ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, en lui rappelant que la politique de démobilisation et réinsertion en RDC prévoit l’octroi aux démobilisés de certains bénéfices en cash, ce qu’il appelle le filet de sécurité. Et chaque démobilisé reçoit la somme de 140$ Us lors de la démobilisation et 300$Us à la phase de la réinsertion.
Et suivant l’accord de financement signé entre le gouvernement congolais et la Banque mondiale, dit-il, la responsabilité du paiement du filet de sécurité a été confiée à Celpay, une entreprise internationale spécialisée dans ce genre d’opérations financières. Dans cette lettre, le responsable de UEPN-DDR fait remarquer que,depuis plusieurs semaines déjà, on observe une difficulté réelle de Celpay à pouvoir payer aux démobilisés les bénéfices auxquels ils ont droit, alors que Celpay a déjà perçu tous les fonds nécessaires pour ce faire.
Il a tiré la sonnette d’alarme a avertissant : « Cette situation nous inquiète, d’autant plus qu’elle est source d’insécurité sur l’ensemble du territoire national ». Il en a donc sollicité l’intervention du ministre pour interpellation judiciaire de Celpay, afin d’éviter les conséquences sécuritaires consécutives aux défaillances de Celpay. Pour en avoir le cœur net, Le Potentiel est monté au siège de Celpay. Malheureusement, aucun responsable ne se trouvait dans les bureaux.
Néanmoins, le personnel qui se trouvait à la réception a dû expliquer que cette situation malencontreuse est due au fait que Celpay a perçu ces fonds avec un énorme retard. Et à cela, s’ajoutent les opérations bancaires qui prennent aussi du temps. Ce personnel a donc rassuré les démobilisés que l’opération de paie va démarrer le mardi 19 janvier 2010. Calmés par cette promesse, les démobilisés ont levé le siège et sont rentrés sagement chez eux.
Donatien Ngandu Mupompa/Le Potentiel
(TH/GM/PKF)