Après plusieurs années d’insécurité observée dans le Kivu, un vent nouveau commence de souffler sur cette partie de la Rdc. Le Conseil supérieur de la défense l’a fait savoir au cours de sa réunion tenue à Kinshasa, le 30 décembre 2009. Cet exploit réalisé par l’armée régulière avec l’appui des partenaires extérieurs mérite d’être salué. Surtout quand on sait que l’insécurité a causé d’énormes préjudices aux populations de l’Est de la Rdc.

Illustration : des milliers de personnes ont été tuées au cours des affrontements entre les Fardc et les groupes armés. Sans compter les cas des civils qui ont fui leurs localités pour aller se réfugier dans des zones jugées plus sécurisantes. C’est pourquoi, la paix chèrement acquise par le gouvernement mérite d’être consolidée. Car les populations des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont pour le moment un seul souci, celui de se remettre au travail.

Depuis quelque temps, de nombreux déplacés regagnent leurs localités respectives.

Au Nord-Kivu par exemple, « le calme est revenu à Rutshuru-centre, dans la cité de Kiwanja et ses environs. Ce, en dépit des tracasseries et exactions commises sur les populations par les Fdlr, des groupes Maï-Maï et d’autres milices incontrôlées opérant dans certains villages de la province, rapporte la radio onusienne. Que faire pour consolider la paix dans le Kivu ? Voila la question fondamentale qui doit interpeller le gouvernement congolais. Après avoir rétabli l’autorité de l’Etat au Kivu, le gouvernement a le devoir constitutionnel de tout mettre en œuvre pour sécuriser l’Est du pays contre les attaques des groupes armés internes et externes.

Des pistes de solutions

Pour y arriver, le renforcement des dispositifs sécuritaires sur l’ensemble de ces deux provinces s’impose. C’est le cas, à titre illustratif, de la mise sur pied des patrouilles mixtes Fardc-Monuc. Une opération qui préserve le pays contre de nouvelles attaques armées.  A ce sujet, la présence de quelques rebelles hutu rwandais encore actifs dans certaines localités du Kivu mérite une attention de la part de Kinshasa. D’autant plus que leur présence constitue un danger permanent pour les civils. Arriver à les neutraliser, c’est le souhait de tous. Raison pour laquelle, la nouvelle opération militaire dénommée « Amani leo » n’a pas droit à l’erreur.

Elle a tout intérêt de mener des actions allant dans le sens de protéger les civils et leurs biens. Cette opération militaire doit également dans ses actions, tenir compte de ratées enregistrées par les opérations Kimia I et II. Un autre danger et non des moindres qui nécessite d’être pris en considération, c’est la présence des rebelles ougandais de la LRA dans la province Orientale. Ces hors-la-loi qui continuent à semer la mort et la désolation au sein des populations locales doivent être traqués jusqu’à leur dernier retranchement.

Les dégâts qu’ils ont causés sont incommensurables. D’où l’impérieuse nécessité de les mettre hors d’état de nuire. C’est de cette façon que le gouvernement peut sécher les larmes des filles et fils de la Province Orientale devenus des « martyrs sans fin ». Toujours dans la même province, le gouvernement doit accélérer le dossier des éleveurs nomades, communément appelés Mbororo. Lourdement armés, ces derniers constituent une menace pour les populations civiles.

En somme, il sied de noter qu’il n’y a pas de développement sans paix. Si tel est le cas, la République démocratique du Congo a le devoir de consolider la paix chèrement acquise à travers le pays.

Le Potentiel


(BT/Th/GW/Yes)