Le président de la République, Joseph Kabila, a accepté, à l’occasion d’un entretien avec Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, l’invitation à se rendre en France cette année pour une visite officielle.
Le président de la République, Joseph Kabila, a accepté l’invitation à se rendre cette année en visite officielle en France lors de l’audience qu’il a accordée au ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, vendredi à la cité de l’Union africaine à Kinshasa. Au cours d’un entretien d’une demi-heure débuté à 17H00, les deux personnalités ont passé en revue plusieurs questions d’actualité, notamment la tenue en 2016 du sommet de la Francophonie en RDC – qui l’a accepté –, après celui qui sera organisé en 2010 en Suisse. Madagascar étant disqualifié à la suite de la situation politique qui y prévaut.
A propos des investissements français en RDC, Bernard Kouchner a dit avoir suggéré l’amélioration du climat des affaires aux fins d’inciter les opérateurs économiques de l’Hexagone à s’intéresser au marché congolais.
Du retrait de la Monuc de la RDC, le chef de la diplomatie française a demandé qu’on y pense et qu’on en parle maintenant. Pour la simple raison qu’il y a une année, on ne pouvait pas se déplacer à 5 km de Goma alors qu’aujourd’hui, a-t-il expliqué, la situation sécuritaire s’est sensiblement améliorée dans le Kivu et en province Orientale. Il s’est fondé sur le rapport fait par Alan Doss et Babacar Guey, respectivement patron de la Monuc et commandant de la Force onusienne.
Il a appelé la Monuc à penser, en concertation avec le gouvernement congolais, à son retrait suivant un chronogramme précis. En même temps, a-t-il déclaré, il faut penser à initier une résolution à ce retrait souhaité graduel. Sur le travail de Human Rights Watch sur la RDC dont il a apprécié la qualité, Bernard Kouchner – qui vient de ce monde et qui a dit en savoir quelque chose - a toutefois estimé que les rapports de cette ONG américaine exagèrent.
Interrogé sur le récent sommet de Copenhague sur l’environnement dont beaucoup de gens ont dit qu’il a été un échec, il a affirmé qu’il a été plutôt une réussite. A son avis, il a permis aux pays sous-développés de rencontrer les pays riches afin de discuter de tout ce qui touche à la vie de l’humanité.
Il a estimé que le lieu était tout à fait indiqué pour que les pays, qui constituent le poumon du monde, soient récompensés. Le ministre français des Affaires étrangères a quitté Kinshasa dans la soirée à destination de Brazzaville (Congo), à l’issue de l’audience à laquelle ont assisté l’ambassadeur de la France en RDC, celui de la RDC à Paris et le directeur de cabinet du président de la République.
Angelo Mobateli/Le Potentiel
(TN/TH/GW/Yes)