L’organisation des jeux du hasard et autres concours de pronostics, est régie par la loi qui en confie le monopole à la Société Nationale de Loterie. Ce n’est pas le premier et seul monopole que l’on connaît en Rdc. Personne, pour justifier l’anarchie dans ce domaine, ne peut évoquer les raisons liées à la liberté d’entreprendre. Car, la Sonal détient le monopole des assurances de même la compagnie aérienne nationale. Cela n’empêche pas qu’il y ait des ouvertures. Mais elles se font toujours sous la di­rection des entreprises à qui l’Etat a confié le monopole.

S’il y a un monopole que les opérateurs qui s’engagent dans le secteur ne respectent pas, c’est celui sur les jeux du hasard. Conséquence, c’est dans ce secteur que l’on a connu des abus dont le peuple congolais, dans ses couches les plus vulnérables ont été vic­times. Et chaque fois qu’il y a des abus, c’est vers l’Etat con­golais que les victimes se retour­nent. Il y a donc intérêt que l’Etat congolais érige des garde­-fous. On n’a pas fini de déplo­rer l’escroquerie dont les Con­golais ont été victimes de la part de Bindo et autres tontines sans oublier la dernière arnaque signée Deuth internationale.

C’est dans ce cadre de renforcer le contrôle de l’Etat dans le secteur des jeux du hasard que la Société nationale de loterie (Sonal), détentrice du monopole de l’organisation des jeux de loterie, du hasard et de concours de pronostics sur toute l’étendue du territoire con­golais, en vertu de l’article 7 de l’ordonnance présidentielle n°84-156 du 4 juillet 1984, in­vite toutes les personnes phy­siques ou morale exploitant les jeux de loterie, du hasard et du concours de pronostic (machi­nes sous, casinos,...) de se pré­senter au siège de cette Sarl munie de leurs documents d’ex­ploitation. Elles sont également priées de se munir de leurs cahiers.

Ce communiqué signé conjointement par l’Adg, Willy Makiashi et le Pca, Claude Mashala de la Sonal invite éga­lement les personnes physi­ques ou morales qui désirent exploiter ces jeux de se pré­senter au siège de la Sonal Sarl. Pour rappel, le siège de la Sonal est situé sur l’avenue de l’Equateur N° 203 dans la com­mune de la Gombe. Il s’agira au cours de ces rencontres, de prendre toutes les dispositions pratiques.

Etant donné que le dos­sier est épineux et que la solu­tion a y apporter est très atten­due, il est accordé à tout le monde un délai qui court jus­qu’au 31 janvier 2010. Passé ce délai, les récalcitrants seront mis à la disposition de la Jus­tice. Cette fois, plus qu’hier, dans le cadre de la tolérance zéro, les contrevenants devront s’attendre à des sanctions exemplaires. Il y a donc intérêt pour tout le monde à répondre à la main tendu de l’Adg  Makiashi.

JDG/L’Avenir


(BT/TH/GW/Yes)