Le Cosu (Comité de suivi des prix) du ministère de l’Economie nationale et Commerce est accu­sé d’être à la base de la hausse des prix des produits surgelés importés. Les membres de cette structure des prix de l’Etat travaille­raient en complicité avec les im­portateurs congolais pour fixer exagérément les prix des produits importés de la Namibie et d’Afrique du Sud.

Pour un carton de chinchards, (communément appelé mpiodi par les Kinois) qui doit être vendu nor­malement à 37 usd, les importa­teurs fixent le prix à plus de 65 usd ! Ceci au vu et au su du Cosu qui ne condamne pas ces actes inciviques des importateurs congolais. Ce comportement révol­te le ministre de l’Economie pro­vinciale de Kinshasa qui a con­damné cette mauvaise façon de fixer les prix des produits surgelés.

Le ministre provincial Guy Matondo dit disposer de tous les éléments pour dénoncer les ac­tes inciviques des importateurs congolais appuyés par les mem­bres du Cosu. Cette structure qui est sous-tutelle du ministre ayant à sa charge l’Economie  nationale et son secrétaire général.

Appuyé dans cette démarche par certains députés provinciaux de la ville province de Kinshasa, notamment Gérard Mulumba Ge­coco, le ministre provincial Guy Matondo se dit déterminé à me­ner une guerre sans merci contre le Cosu, afin de mettre fin à la mau­vaise fixation des prix des produits surgelés. Il compte réunir pour cela les importateurs pour discu­ter des prix.

C’est une lutte que le ministre provincial Guy Matondo veut mener contre le secrétaire général de l’Economie nationale qui maîtrise bien les dossiers de son ministère à la place du ministre des Finances du gouvernement central assumant l’intérim de son collègue décédé il y a quelques mois. Le peuple congolais, parti­culièrement les Kinois consom­ment beaucoup de produits sur­gelés. Il s’agit notamment des chinchards, poulets, la viande, les tripes, les croupions, les rognons et autres. Les sociétés qui importent ces produits surgelés sont nombreu­ses et constituent un véritable ré­seau à Kinshasa. C’est donc une bataille difficile qui attend le mi­nistre provincial, pour ramener l’or­dre dans ce secteur.

Lucien Tshibambe Kazadi/La Tempête des Tropiques


(TH/GM/PKF)