Un éboulement d’immondice a provoqué l’effondrement d’une maison à Binza/Ozone. Surpris dans leur sommeil, une jeune fille et son jeune frère ont trouvé la mort sur le champ tandis que la mère et un autre enfant en sont sortis chacun avec une fracture.
Une montagne d’immondices est à l’origine du drame survenu le week-end dernier dans une famille habitant au quartier Mfinda, à Binza/Ozone, dans la commune de Ngaliema. Bilan : deux morts et deux fracturés tel est le bilan d’un drame qui s’est produit le samedi 2 janvier 2010 dans une famille habitant le quartier Mfinda, à Binza/Ozone, dans la commune de Ngaliema.
A en croire certains témoignages recueillis, le drame est survenu aux petites heures de la matinée, vers 4 heures du matin. Alors qu’ils dormaient profondément, les poings fermés suite au froid glacial de la pluie diluvienne qui venait de s’abattre sur la ville, cette famille allait connaître les pires moments, quelques heures plus tard.
En effet, un éboulement d’immondices a provoqué l’effondrement d’une maison. Surpris dans leur sommeil, une jeune fille et son jeune frère ont trouvé la mort sur-le-champ tandis que la mère et un autre enfant en sont sortis, chacun, avec une fracture. Aussitôt informés, les voisins ont accouru pour se rendre compte de la situation et tenter de porter secours aux sinistrés.
Mais le pire était là, devant leurs yeux : deux morts et deux fracturés. Les deux fracturés ont été évacués immédiatement vers une formation hospitalière de la capitale. Les dépouilles mortelles, quant à elles, ont été extraites des restes de la maison endommagée et déposées dans la maison du locataire, en attendant d’être évacuées vers une morgue de la place.
Absent de la maison, le père qui est veilleur de nuit dans une entreprise de la place -, n’a pu s’y rendre compte qu’à son retour de service. A son arrivée, il a trouvé un attroupement devant les restes de sa maison venus se rendre compte du drame et compatir, vraisemblablement, au malheur qui venait de frapper à cette famille. L’atmosphère était lourde dans la foule. Et ne pouvant contenir son émotion face au spectacle macabre, il a éclaté en sanglots.
Il y a lieu de noter que le drame s’est produit dans un « lubwaku » (appellation pour désigner des maisons érigées dans une érosion dans la ville de Kinshasa : NDLR). A peine six maisons sont érigées dans ce « lubwaku » où l’accès est difficile, aussi bien pour ses habitants que les visiteurs. Mais impossible pour les véhicules. C’est donc à un véritable parcours de combattant auquel on est soumis pour y accéder, car il faut arpenter les escarpements.
A proprement parler, ce sont des bicoques qui sont construites sur ce site, les unes en briques à daube et les autres en tôles de seconde main ou en bois de fortune. « A plusieurs reprises, on nous reproche d’habiter cet endroit à cause des risques de tout genre que nous courons, allant jusqu’à nous exposer à la mort. Nous n’y habitons pas de gaieté de cœur, contrairement à une certaine opinion, mais faute de moyens financiers pour réunir la garantie locative exorbitante réclamée à Kinshasa et louer une maison à Kinshasa», ont confié au journal Le Potentiel les occupants du site interrogés sur les raisons qui les poussent à occuper le site dangereux.
Fl. NL-NS/Le Potentiel
(TH/GM/PKF)
Last edited: 08/01/2010 10:44:02