L’art d’Orphée, il en sera question dès le vendredi 8 janvier avec le concert du groupe New Concept Music à la Grande Halle. Cet ensemble se donne le défi d’écrire sur partition, de composer et interpréter sur instruments acoustiques (violon, violoncelle, piano, percussions).
La Halle de la Gombe/Centre culturel français de Kinshasa a récemment rendu public son programme d’activités pour le mois de janvier 2010. La musique et le théâtre se taillent la part du lion en ce premier mois de la nouvelle année.
Déjà ce vendredi 8 janvier à partir de 19 heures, la petite halle servira de cadre à la présentation de la pièce «Variations Jaz » d’après le texte de l’Ivoirien Koffi Kwahulé. Mise en scène par l’Argentine Monica Espina qui vit à Paris, cette pièce sera interprétée par la comédienne congolaise Ornella Mamba qui joue le rôle principal.
Pour Monica Espina, la pièce «Jaz» est jouée à Kinshasa afin que les réalités locales rendent le texte nécessaire, car « le théâtre reste le meilleur moyen pour toucher ces êtres qui, à force d’être oubliés, tombent dans leur propre oubli ».
Notons que « Jaz » s’attarde sur les réalités quotidiennes de la femme kinoise d’hier et d’aujourd’hui, en établissant un certain parallélisme, une certaine comparaison. Cette pièce sera à l’affiche deux fois de suite, les 8 et 9 janvier 2010. Les amoureux du théâtre se retrouveront ensuite à la Grande Halle le vendredi 15 janvier pour assister au spectacle « Gembloux, à la recherche de l’armée oubliée ».
Interprété par la compagnie Théâtre des Roelands, cette pièce est une mise en scène de Don Diegue dans un texte collectif de Ben Hamidou, Niacer Nafti, Gennaro Pitisci et Sam. C’est le « récit d’une histoire oubliée, celle de tirailleurs nord-africains tombés au combat dans les rangs alliés pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Un cimetière près de Gembloux, ville de Wallonie, rassemble les tombes de centaines de volontaires incorporés dans l’armée française ».
L’art d’Orphée, il en sera question dès le vendredi 8 janvier avec le concert du groupe New Concept Music à la Grande Halle. Cet ensemble se donne le défi d’écrire sur partition, de composer et interpréter sur instruments acoustiques (violon, violoncelle, piano, percussions).
Et le samedi 9 janvier après la pièce de théâtre « Jaz », le groupe Nsumueno du flûtiste et professeur de jazz Tshamala Mufubela montera sur scène à la Grande Halle. L’on retient de lui la création du Mutuashi jazz, un style inspiré des danses traditionnelles du Kasaï, sur des mélodies congolaises traditionnelles et les orchestrations du jazz américain. Le samedi 16 janvier, deux spectacles sont à l’affiche.
Il y aura premièrement la solo chorégraphie de Patrick Haradjabu dans « Annaux ». Ensuite, ce sera le tour de celui qu’on appelle le guitariste perdu Djonimbo, de son vrai nom Mbo Ashilako, égaillera le public par sa musique qui rappelle les chants incantatoires du sorcier du village implorant les esprits, une musique qui se mixe d’une interprétation contemporaine jazz et folk. L’on retient que le spectacle du groupe hip hop NMB, avec la particularité de rapper en langue kikongo (Bas-Congo). Programmé le samedi 23 janvier, ce concert sera organisé dans le cadre du concept « Peace in Africa Show » en collaboration avec le musicien Jean Goubald Kalala et le percussionniste Paul Ngoie Leperc.
Par ailleurs, le Centre culturel français va accueillir le 26 janvier l’exposition de peinture populaire des artistes Moke père et fils avec le thème « Père et fils, copie ou continuité ? ». Il y aura égalemnet une soirée cinéma le jeudi 28 janvier et des concerts musicaux au Café de la Halle, notamment, des groupes Royal 5, Wassa et du Tg Bassokin qui prône les danses et musiques fokloriques songye du Kasaï Oriental.
Martin Enyimo/Le Potentiel
(Milor/BT/PKF)