Après les Secrétaires Généraux, les Chefs des Divisions et des Bureaux sanctionnés au terme des Ordonnances Présidentielles signées en date du 2 janvier et publiées le 4 janvier sur les antennes de la télévision d’Etat, voici venu le tour des Attachés des Bureaux de 1ère et 2ème Classe dans les régies financières ainsi qu’aux Ministères des Finances et Budget.

Dans cette édition, La Prospérité met sur l’agora toutes les dernières nominations intervenues aux Finances et Budget, à la DGI, DGRAD, DGDA et à l’Inspection Générale des Finances. Les révocations du Ministre de la Fonction Publique seront, elles aussi, publiées dans les prochaines heures.

L’assainissement oblige ! A chacun, sa part. Joseph Kabila s’est occupé des Hauts Gradés. Tandis que Michel Botoro a révoqué hier, les subalternes. Mais, les deux se rejoignent sur la nécessité d’assainir l’environnement au sein des leviers de maximisation des recettes, en cette période où la crise alimentaire s’annonce, la crise financière frappe alors que les changements climatiques placent les gouvernants sous le spectre d’une peur généralisée quant à l’avenir des peuples et pays du monde.

En vérité, le coup de balai relève d’une volonté affichée du régime de mettre fin à la carrière de certains fonctionnaires au comportement incompatible avec les exigences du FMI et de la Banque Mondiale. L’austérité que ces deux Institutions de Breton Woods imposent aux politiques économiques, monétaires, financières et commerciales des pays sous-développés est telle que le social ne saurait s’en tirer, sans porter des égratignures de leurs griffes.

L’on n’en dirait pas plus si ce n’est de prendre les choses dans le contexte réel qui contraste, malheureusement, avec les visées tendant à évacuer, en 2010, l’essentiel du martyre dû aux plus démunis. A tout prendre, Kabila aurait déjà la mesure de l’enjeu et veut jouer franc jeu devant le difficile pari de la reconstruction de la RD. Congo.

Il veut, en effet, répondre au double duel : arrêter la misère et la pauvreté – bien payer à temps, régulièrement et mieux, ces milliers des fonctionnaires et agents de l’Etat. Ceci suppose, a-t-on appris, de cercles éclairés, la diminution sensible du nombre, l’identification et la qualification des compétences.

« L’homme qu’il faut à la place qu’il faut » demeure une phrase célèbre qui retrouve ainsi son essence dans ce vaste champ d’opérations de nettoyage enclenchées à l’aune de la nouvelle année 2010. C’est un souci, certes. Mais aussi, un premier, deuxième ou troisième pas sur ce chemin long et élastique de la conversion des mentalités. Ce qui importe pour le Président de la République, dans cette démarche, semble être l’obligation du résultat.

A l’horizon 2015 ou 2020, disait-il aux Députés et Sénateurs, le 7 décembre 2009, la comptabilité de Hauts Faits deviendra ostensible. Ainsi, le regard présidentiel n’aurait-il été influencé ni par la durée du mandat, ni par la sempiternelle question de moyens. Il relève d’une vue de loin, d’une projection optimiste de l’avenir, d’une anticipation des peurs et angoisses sociales d’aujourd’hui.

Les Magistrats et les fonctionnaires pourraient ne pas acquiescer la portée de toutes ces dernières révocations, mises en retraite ou nominations pour des raisons peut-être évidentes. Mais, à terme, rassure-t-on, le sourire viendra. Et, avec lui, la paix des cœurs et esprits. La retraite se paie La mise à la retraite est une sanction positive d’un fonctionnaire ayant accompli son devoir de citoyen. Dès lors, elle se paie.

Allusion faite aux allocations de fin de carrière et frais inhérents. Le Président a si bien compris et intériorisé cette face cachée du problème. Toutes Ordonnances prévoient cette rubrique et chargent le Ministre de la Fonction Publique de clore les dossiers des retraités en bonne et due forme, pour éviter des tumultes inutiles. Sera-t-il possible de déférer tous les révoqués devant les Cours et Tribunaux ? Mystère.

La Prospérité


(CL/PKF)