Actuellement en Rdc, on ne peut pas parler des auteurs qui excellent sans faire allusion à Marie - Louise Bibish Mumbu. Les sujets que cette dernière exploite touchent à la vie de kinois, enfants de la rue, les femmes, certaines injustices.
« Moi et mon chevet »est l’intitulé de son ouvrage qui l’a permis de remporter le prix littéraire américain Mark Twain. L’année 2009 est celle au cours de laquelle les écrivains se sont montré plus actifs par rapport aux années précédentes du moins concernant la ville de Kinshasa. Voire même les auteurs congolais de l’étranger n’ont pas croisés les bras en ce qui concerne la littérature surtout en parlant de leurs origines. Nous vous proposons, dans cet article récapitulatif, quelques ouvrages congolais qui ont marqué l’année en cours et leurs auteurs :
Emile Flore Faignond : Une fierté pour les deux Congo
Un poète écrivain qui trouve ses origines dans quatre différents pays. Emilie Flore Faignond est née d’un père Franco- congolais et d’une mère Belgo-zaïroise. Elle a passé toute son enfance entre le Zaïre (l’actuelle RDC) et le Congo Brazza, bercée par le concerto du majestueux fleuve dont les flots d’argent baignent les deux pays chers à son cœur.
Ce fleuve tant aimé dont le nom chante souvent dans ces poésies qui sont un hymne à l’Afrique, un hommage à la langue française qui vibre au bout de sa plume. Sa dernière publication s’intitule « Miji » qui veut dire « les racines », dans cette parution, Emilie Flore Faignond parle de ses origines congolaises, les difficultés que rencontrent ces pays où elle a grandi. Bref dans cette œuvre d’esprit l’auteur a retracé un portrait net et complet de ces deux Congo natal. Depuis la Belgique où elle se trouve, elle avait envoyé un lot important de ces ouvrages au Desk Culture du Journal L’Avenir.
Elfia Elesse : « Le Mortier »
Un ouvrage autobiographique qui raconte presque la vie de son auteur, Elfia Elesse, une jeune dame qui monte en puissance avec des thématiques qui touchent directement à la vie sociale des congolais. « Le Mortier » relate aussi les réalités de la ville de Kinshasa, « Kin la belle n’est plus ». Tel un deuxième bureau qui est devenu à usurper la place de l’épouse légitime. « Kin la poubelle » a pris possession de notre habitat, imposant des antivaleurs à nos vingt quatre communes.
Néanmoins, une chose semble demeurer constante : les métissées… les hommes n’ont que faire d’une femme intelligente. Ce qu’ils cherchent, c’est une femme sage. Et qui dit sagesse dans l’entendement populaire de la Rdc, entend l’art de résoudre les problèmes… L’homme congolais veut une femme capable de résoudre ses problèmes.
Or, les problèmes, ce n’est pas ce qui manque en Rdc. Cela fait plus de dix ans de la mission de l’Onu a envoyé une mission pour observer les problèmes du Congo, qui-suis-je moi pour les résoudre ? » Est là un extrait de cet ouvrage qui a été présenté au Café littéraire au siège de la banque Mondiale en Rdc.
Jean Baptiste Mosilo Eboma e Kpeku : « Basoko et lexique de 1300 mots des langues nationales du Congo-Kinshasa »
Une véritable analyse historique fouillée sur l’histoire des langues congolaises, plus de 1300mots traduits en Tshiluba, kikongo, lingala et Swahili. Son auteur est un avocat congolais à la cour pénale internationale (Cpi). Une lecture approfondie de cette œuvre fait découvrir la richesse linguistique du peuple de l’actuelle Province Orientale en Rdc composé de huit communautés parlant de différents dialectes.
Il s’agit, ici, d’un instrument intellectuel mis à la portée des chercheurs, expatriés, historiens, professeurs et surtout les étudiants. S’y ajoutent aussi, dans le foret dans la luxuriant que nourricier d’Afrique centrale aujourd’hui, sous sévère menace de disparition, l’épisode tumultueuse de la colonisation, montrant su départ Henri Morton Stanley aux pries avec les Basoko, ainsi que celui de la sanglante rébellion de 1964.
Aimé Césaire : Une voix pour l’histoire (documentaire)
Un film documentaire, recueil conçu à partir des interviews menées Euzhan Palcy et Annick Thebia-Melsan. Au fil de l’alphabet, une promenade dans la vie d’Aimé Césaire : les souvenirs d’enfance, les combats politiques, les amitiés. L’hommage aussi l’un des plus grands poètes de son époque.
«Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : embrassez-moi sans crainte…et si je ne sais que parler, c’est pour vous que je parlerai » a –t-il dit dans ce film. La première partie de 55 minutes : L’ile veilleuse. La vie, l’œuvre et l’action politique du poète Aimé Césaire. La deuxième : Au rendez-vous de la conquête. L’éthique, la théorie et la philosophie de la Négritude.
Les différents rencontres du jeune étudiant Aimé Césaire à Paris avec des penseurs, des intellectuels ; sa rencontre avec l’Afrique par le biais du jeune Senghor. Et la dernière.
La force de regarder demain (52min) comment trouver « la force de regarder demain après les désillusions de la décolonisation, les dérives de la négritude, les échecs du tiers-mondisme, la maladie du développement » et face la crise planétaire. Poète, dramaturge et homme politique, Aimé Césaire est né le 26juin 19163 à Bassa Pointe, au Nord-est de la Martinique.
Son père est fonctionnaire, sa mère couturière. Il a fait ses études à Paris, grâce à une bourse. En 1934, il a fondé la revue l’Etudiants noir, c’est dans les pages de cette revue qu’apparaîtra pour la première fois le mot de « Négritude ». Avec notamment Léopold Sédar Senghor et Léon Gontran Damas. Ce film a été présenté au cours d’un débat au siège de la banque mondiale à Kinshasa.
Marie- Louise Bibish Mumbu : « Moi et mon chevet »
Une jeune dame qui monte en flèche. Actuellement en Rdc, on ne peut pas parler des auteurs qui excellent sans faire allusion à cette dernière. Les sujets qu’elle exploite touchent à la vie de kinois, enfants de la rue, les femmes, certaines injustices. « Moi et mon chevet » est l’intitulé de son ouvrage qui l’a permis de remporter le prix littéraire américain Mark Twain en octobre dernier. Et elle a été plébiscitée meilleure écrivain féminin de l’année 2009 pour ce même prix. Critique littéraire… Cette année a été aussi une affaire des associations des critiques littéraires de Kinshasa qui ont organisé une conférence à la bibliothèque du centre Wallonie Bruxelles sur « 5ans de la littérature congolaise : esquisse ».
Onassis Mutombo/L’Avenir
(BT/PKF)