Les 16 infortunés avaient marché principalement pour exprimer leur mécontentement face à la pollution de l’environnement dont se sent coupable la firme pétrolière PERENCO basée à Muanda.
Le Réseau Ressources Naturelles (RRN), regroupement d’ONG de la Société civile évoluant dans le secteur de l’environnement a exigé en fin de semaine dernière la libération de 16 paysans du territoire de Muanda, au Bas-Congo, arrêtés le 15 décembre 2009 et transférés le 17 du même mois à la prison centrale de Boma, a annoncé à la presse le coordonnateur national, Joseph Bobia. Ce dernier a, au cours d’un point de presse, déclaré que les 16 infortunés avaient marché principalement pour exprimer leur mécontentement face à la pollution de l’environnement dont se sent coupable la firme pétrolière PERENCO basée à Muanda.
L’administrateur du territoire de Muanda a usé de la ruse pour faire croire aux paysans qu’ils allaient à Boma poursuivre les négociations avec les délégués de PERENCO au sujet de leurs revendications. Informée de la situation, la Société civile de Boma a adressé un mémorandum à la maire de cette ville pour l’exhorter à s’impliquer dans la libération des paysans arrêtés.
Le même jour à Kinshasa, le coordonnateur national Bobia écrivait aux hautes autorités du pays pour leur rappeler les faits et obtenir d’elles la libération de ces paysans qui n’ont violé aucun prescrit de la Constitution qui régit le pays actuellement. Bien au contraire, M. Bobia a précisé que l’article 26 de l’actuelle Constitution stipule que « La liberté de manifestation est garantie. Toute manifestation sur les voies publiques ou en plein air, impose aux organisateurs d’informer par écrit l’autorité administrative compétente ».
Ce qui a été fait en bonne et due forme pour le cas sous revue, a souligné l’orateur. Aussi M.Bobia et les organisations membres du réseau recommandent-ils, la libération immédiate des personnes arrêtées, la suspension et la traduction en justice par la tutelle de l’administrateur du territoire de Muanda et ses complices, sans oublier la compensation et la réparation des préjudices causés par PERENCO et par l’administrateur du territoire aux paysans des villages de Kongo et Tshiende d’où sont originaires les détenus. Les responsables de PERENCO à tous les niveaux sont également tenus informés de toute la situation depuis le début jusqu’à ce jour a précisé M. Bobia.
ACP
(TH/GM/PKF)