« Le PPRD exige l’autocri­tique de toutes les alliances au début de cette année nouvelle afin que ceux de partenaires qui trou­vent trop contraignante la discipline librement consen­tie ne puissent plus jouer au caméléon ». Ce message tranchant a été lancé hier lundi 4 janvier 2010 par le Secrétaire général du parti présidentiel, le professeur Evariste Boshab, à l’occa­sion de l’échange des voeux du nouvel an 2010 et de la commémoration du sacri­fice des martyrs de l’indé­pendance.

En effet, au siège national du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Dé­mocratie (PPRD) pris d’as­saut par ses cadres, élus, militants et sympathisants, Evariste Boshab, a souli­gné que cette cérémonie était une occasion pour le PPRD de recenser ses méthodes de travail et de requalifier son engagement militant afin que son image reflète la défense des intérêts du peuple. A l’en croire, le rassemblement d’hier a constitué également pour le PPRD l’expression de la vo­lonté de se raffermir comme parti politique, de resserrer les liens de camaraderie, de consolider un choix de bâtir un Congo uni, fort et pros­père.

Examiner l’AMP

D’un ton ferme, le numéro 1 du parti a indiqué que cette rencontre per­mettait également d’auscul­ter l’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) que « d’aucuns accusent de tous les maux en se limitant aux symptômes, alors que l’anamnèse n’est qu’une simple indication en ce qu’il faut des examens approfon­dis ». En conséquence, pour couper court à tous les « semeurs de vent » qui mar­chent en tirailleurs en tirant sur l’AMP, Evariste Boshab a reconnu leur seul mérite de déloyauté.

« Le ca­dre approprié pour procéder à l’autopsie de l’AMP n’est pas la rue » a-t-il clamé. Par ailleurs, convaincu que toutes les alliances ont par définition, comme des médailles, leurs revers, il a clairement conclu que « quiconque se sent à l’étroit dans l’alliance a le droit de se retirer au lieu de criailler sans jamais avoir le cou­rage de s’assumer en se retirant ».

Personne, a-t­-il assuré avec la dernière énergie, alors personne ne pourra faire peur au PPRD en brandissant l’épouvantail de claquer la porte, puis­que celle-ci est grandement ouverte. Pour le Sg du parti présiden­tiel, l’exigence du PPRD au cours de cette année préé­lectorale sera non seule­ment la question de loyauté à tous ses partenaires, mais aussi les sanctions exem­plaires à l’endroit de toutes les chauves-souris.

Les défis de 2011

Après l’évaluation de différentes questions d’intérêt national et international, le Comité Exécutif National du PPRD que dirige le pro­fesseur Evariste Boshab a fixé l’assistance sur certai­nes positions arrêtées. Il s’agit, entre autres, du sou­tien de l’intervention armée à Dongo de la priorisation de la dimension sociale du développement ; l’appui à l’atteinte du point d’achè­vement de l’initiative PPTE etc.

Loin de trouver une auto-satisfaction dans le travail abattu par le Comité qu’il dirige, Evariste Boshab a reconnu que le chemin à parcourir reste encore long. Selon lui, le regard du PPRD est fixé sur les défis à relever en rapport avec les échéances électorale de 2011. C’est, notamment, parachever l’installation des Comités et des cellules de base à travers les fédéra­tions afin d’assurer le recrutement permanent des membres et la fidélisation de ces derniers ; s’assurer des moyens financiers à la hauteur des défis pour as­seoir son leadership; sanc­tionner le processus d’iden­tification des membres par la mise en circulation de la nouvelle carte de membre dont le lancement intervien­dra incessamment ; pour­suivre l’évaluation des ac­tivités des mandataires du PPRD, etc.

Tshieke Bukasa/Le Phare


(DN/TH/GW/Yes)