Les Ministres qui vont composer le prochain Gouvernement devraient être exhortés dans le sens de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation au détriment de leurs partis politiques.
Le député provincial du Katanga élu de Lubumbashi, Nazem Nazembe préconise une démocratie de consensus pour la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale, capable de résorber les problèmes cruciaux de la population congolaise.
La formation d’un Gouvernement de cette envergure devrait tenir compte de la majorité et de la minorité, selon les résultats des élections de 2006, remportées par la coalition AMP au pouvoir.
C’est ce qui ressort d’un entretien de presse accordé à notre Rédaction, par cet élu du peuple très inquiet de la situation sociale de la population qui va de mal en pire sur toute l’étendue de la RDC.
Puisqu’à ce jour, il s’observe un climat malsain sein des états major des partis politiques, créant des querelles de positionnements, pou avoir droit à la proposition d’un candidat, à tel ou tel autre poste, à la veille du remaniement annoncé par le Président de la République.
C’est de cette façon, a-t-il indiqué, qu’il sera loisible de mettre fin aux conflits d’intérêts créés à dessein, dans beaucoup de formations politiques de la RDC.
Dans ces conditions, il est difficile que ceux qui vont composer le nouveau Gouvernement, puissent privilégier l’intérêt supérieur de la Nation, au détriment de leurs partis politiques qui les auraient proposés à différents postes.
C’est ce qui explique, l’immobilisme dont le Gouvernement est très souvent accusé depuis le premier Gouvernement Gizenga, jusqu’à ce jour.
Ces querelles sont sorties sur la place publique, au point de créer les incertitudes, à l’approche de la formation du nouveau Gouvernement dont l’ancien Mouvement rebelle se prévaut également le droit d’entrer.
C’est pour cette raison que l’élu de Lubumbashi exhorte qu’il y ait une démocratie de consensus, qui va exciter un choc des expertises, susceptible de précipiter la reconstruction de la RDC.
Ce Gouvernement aura une tache spécifique, de s’occuper des cas urgents de la population congolaise, a dit l’élu de Lubumbashi, tout en insistant sur le fait qu’il devra etre mis l’accent sur l’environnement sociopolitique de l’heure, qui a consacré une majorité et une minorité.
Pour Nazem Nazembe, si un oiseau rare, utile à la construction de la RDC, animé par la volonté de servir la Nation et non de se servir, se trouve dans la minorité, il faudrait piquer cet oiseau rare pour lui permettre d’apporter son expertise à cette fin, au lieu de se cramponner sur les alliances.
A titre exemplatif, l’élu de Lubumbashi l’honorable Nazem Nazembe cite les cas de la France, du Liban, de l’Italie et bientôt en Israël. Nazemn Nazembe précise que dans chacun de ces pays, pour permettre à chacun de mettre sa main à la pâte de la reconstruction et du développement de leurs pays, la majorité au pouvoir a tendu la main à l’Opposition, en vue que les têtes pensantes et réfléchies, puissent s’associer à la stabilité et à la construction de la paix et de l’épanouissement de leurs peuples.
De ce fait, il sera possible de mettre fin aux différentes frustrations et à des conflits qui sévissent dans différents partis politiques de la RDC.
Aujourd’hui, il existe des conflits de positionnements dans beaucoup de formations politiques qui se reconnaissent de l’Alliance pour la Majorité présidentielle qui avait porté au pouvoir le Président Joseph Kabila à l’issue des élections de 2006, depuis qu’il a été annoncé le remaniement par le Président de la République.
Du Panu de l’ancien Ministre André Philippe Futa, en passant par la CODECO, Palu d’Antoine Gizenga aux prises avec la dame de fer, pour ne citer que ces formations politiques, la tension est vive entre les membres de ces différents partis politiques qui s’entredéchirent, tout simplement pour avoir droit à la proposition d’un candidat Ministre au prochain Gouvernement.
Pour éviter toute cette cacophonie, le Député élu de Lubumbashi, a souhaité que l’intérêt de la patrie puisse primer au détriment des intérêts des partis politiques.
Puisque pour lui, il est inconcevable qu’à ces jours, ce soit les intérêts des partis politiques qui sont privilégiés au nom des alliances qui ne font que reculer le pays.
Et pourtant, selon Nazem Nazembe, les partis passent ; tandis que la Nation ou la Patrie subsiste. L’intérêt de la patrie devrait même être au dessus des ‘’Républiques’’ qui se succèdent au Congo.
Pour illustrer cela, l’honorable Nazem Nazembe a rappelé que la Première République dirigée par une coalition menée en tête par le MNC/Lumumba et l’ABACO, est passée pour laisser la patrie congolaise poursuivre son chemin, avec la Révolution du 24 novembre 1965 qui a conduit le pays de la manière que tout le monde connaît, sous le régime du Mouvement Populaire de la Révolution, qui a cédé la place à la plus longue Transition du monde, qui sera stoppée par l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo de M’zée Laurent Désiré Kabila, lâchement abattu le 16 janvier 2001.
La patrie ou la Nation congolaise a poursuivi son bonhomme de chemin, malgré la reprise du pouvoir par l’actuel Président, qui va ouvrir une nouvelle Transition, jusqu’à la tenue du Dialogue inter congolais à Sun City, qui va déboucher sur l’organisation des élections libres démocratiques de 2006, qui seront rempotées par l’Alliance de la Majorité Présidentielle, AMP-PALU-UDEMO.
Etant donné que les Républiques passent ensemble avec leurs partis politiques forts, il faudrait que l’intérêt de la Nation puisse être privilégié par rapport aux intérêts mesquins et égoïstes de certains partis politiques, a insiste l’honorable Nazem Nazembe.
C’est à ce sujet que l’honorable Nazem Nazembe a pensé que si les intérêts des partis politiques entrent en collision avec ceux de la Nation, que l’on puisse lever l’option pour privilégier l’intérêt général de toute la Nation congolaise.
C’est pour cette raison qu’il n’est pas indiqué que l’AMP puisse prendre en otage le Président de la République. Il faudrait pour cela, le laisser élargir sa vision pour choisir les 15 oiseaux rares dont il a besoin pour relever la RDC.
S’il est impossible de trouver ces 15 au sein de la majorité, le Président Joseph Kabila, étant le Président de plus des soixante millions de Congolais qui ne sont pas tous membres des partis politiques réunis au sein de l’AMP, peut recourir à l’expertise de certaines filles et certains fils du pays, qui peuvent l’aider dans cette tache, mais qui sont dans l’Opposition.
C’est ce qui justifie sa thèse de la démocratie de consensus, à partir de laquelle, il peut être formé un Gouvernement d’Union Nationale, qui tiendra compte de la majorité au pouvoir et de la minorité qui est dans l’Opposition.
Les Ministres qui vont composer le prochain Gouvernement devraient être exhortés dans le sens de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation au détriment de leurs partis politiques. C’est pour cette raison qu’il est même indiqué de les empêcher de recevoir les injonctions qui pourraient venir de leurs partis politiques qui iraient dans le sens de combattre l’intérêt supérieur de la Nation.
De cette manière, les membres des cabinets des Ministres, au lieu d’être imposés par les partis politiques, devraient être recrutés de façon rigoureuse, en tenant compte des spécificités et de spécialités de chaque poste en vue de combattre l’incompétence qui s’observe dans certains Ministères.
Ainsi, ces membres du Gouvernement seront invités à servir la Nation et non les partis politiques.
Puisqu’à l’heure actuelle, il est difficile d’établir nettement la différence entre les partis politiques au sens réel du terme, selon la science politique, qui les défit comme, « une association d’individus, réunis autour des idéaux fondamentaux, ayant pour but de conquérir le pouvoir et l’exercer », des associations des assoiffés du pouvoir, qui sont réunis autour des ambitions, en vue de servir leurs ventres, plutôt que de servir la Nation.
Un des plus engagés dans les Cinq Chantiers de la République, initiés par le Chef de l’Etat à Lubumbashi croit que ce programme va réussir, uniquement avec la volonté de son initiateur, si il lui est associé 15 personnes dont il avait parlés aux quotidiens belge Le Soir et new yorkais New Yorktimes.
Impact News
(CL/Yes)