L'attente a finalement été vaine pour les journalistes qui ont afflué, mardi au Palais du peuple, où était annoncé une conférence de presse que devaient animer conjointement le Président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, et le Premier Ministre, Adolphe Muzito.

En lieu et place de ce rendez-vous manqué avec la presse, les deux hommes ont plutôt eu un entretien hier dans le cadre d'une réunion du Bureau de l'Assemblée nationale élargie aux Présidents des groupes parlementaires et des commissions permanentes. Aux côtés de Muzito, on a constaté la présence de Matenda Kyelu, ministre des Finances.

Au bout de trois heures, les journalistes ont eu droit à une petite phrase lapidaire du Chef de l'exécutif national : " c'était une réunion de travail ". Pas très avancés, non plus, après avoir accroché Matenda Kyelu. Celui-ci a déclaré qu'il s'agissait d'une réunion d'échange d'informations sur l'actualité nationale.

Pressé pour en savoir plus, l'argentier national a expliqué que les deux parties ont échangé sur la clôture de l'exercice budgétaire 2009 avant d'envisager les modalités de mise en exécution de celui de l'exercice 2010.

Maigre moisson donc, alors que les couloirs du Palais du peuple grouillaient de supputations sur cette rencontre. Il était indiqué que Boshab et Muzito étaient appelés à harmoniser les vues sur certaines questions qui auraient assombrit les nuages des relations entre l'Exécutif et l'Assemblée nationale. Boshab aurait eu besoin d'obtenir des assurances du Gouvernement quant à la disponibilisation des moyens en faveur de l'Assemblée nationale.

On se rappelle, à ce sujet, le désappointement du Speaker de la chambre basse à la clôture de la dernière session budgétaire lorsqu'il avait interdit aux membres du Gouvernement de prendre part à cette cérémonie.

La veille, il avait justifié cette mesure par le fait que l'Assemblée nationale n'avait pas reçu les frais de fonctionnement.

On explique aussi que le Président de l'Assemblée nationale aurait initié cette démarche à la suite des plaintes répétées de ses collègues et d'autres situations dont le règlement était rendu délicat du fait du manque de moyens.

Quant au dossier de la clôture du rapport d'exécution du budget de l'exercice 2009, des sources au Palais du peuple laissaient entendre qu'il se serait agi de dégager le degré de responsabilité du Gouvernement sur certaines questions, notamment le rôle de la Présidence de la République dans la gestion du plan de Trésorerie du Gouvernement tel que l'avait décidé le Chef de l'Etat.

La question aurait été de savoir si la démarche constituait une surveillance de l'Exécutif par la Présidence ou une participation de celle-ci à la gestion.

Bien entendu, toutes ces supputations que la presse entendait clarifier n'ont pu avoir d'issue particulière.

JEK & DK/Forum des As


(DN/TH/GW/Yes)