Les difficultés de la conjoncture économique atteignent la représentation nationale jusqu’à jeter l’affolement dans les rangs des députés à cause des retards de la paie de leurs émoluments, surtout qu’est constaté le décès inopiné de deux élus et un troisième luttant entre la vie et la mort
Deux élus du peuple sont morts respectivement le dimanche 27 et mardi 29 décembre 2009. Le premier, l’Honorable Albert Gigba Gite, élu de la circonscription électorale de Gemena, à l’Equateur, est décédé à la Clinique Ngaliema vers 2 heures du matin, le dimanche 27 décembre dernier. Sa collègue, l’Honorable Hélène Mbokashanga Mikobi, élue de la même circonscription électorale que Boshab, à Mweka, au Kasaï Occidental, a également rendu l’âme mardi, à 3 heures du matin, aux cliniques universitaires de Kinshasa.
Un troisième Député, indiquent nos sources, serait dans un état critique dans un hôpital de la place. Ces décès, en série, interviennent au moment où la Chambre basse du parlement traverse une double crise, politique et financière, au point que les esprits sont plus que surchauffés. La Conférence de Présidents qui s’est réunie hier, n’a manifestement pas trouvé de solutions pour apaiser les esprits. Elle a plutôt chargé Boshab, Boris Mbuku ainsi que les autres membres du Bureau à engager des pourparlers avec le gouvernement afin de tirer au clair notamment, la question du paiement des émoluments des Députés pour le mois de décembre 2009 et des facilités inhérentes à la constitution des Commissions d’enquête.
L’une des matières traitées concernait, par exemple, la commission Okundji sur la vente des immobilisations de la Banque Centrale et l’affaire de la Rva avec la motion de Patrick Mayombe, Député National œuvrant sous la bannière du Mlc de Bemba. La mort, cette réalité incontournable dans la vie de tout être vivant, est en train de se déchaîner sur les Honorables Députés, en cette année 2009 finissante. En effet, il nous revient de source proche de la Représentation Nationale que deux élus du peuple sont morts respectivement le dimanche 27 et mardi 29 décembre 2009.
Le premier, l’Honorable Albert Gigba Gite, élu de la circonscription électorale de Gemena, dans la province de l’Equateur est décédé à la Clinique Ngaliema vers 2 heures du matin, le dimanche 27 décembre dernier. Sa collègue, l’Honorable Hélène Mbokashanga Mikobi, élue de la circonscription électorale de Mweka ; la même que Boshab, dans la province du Kasaï Occidental, a, elle aussi, rendu l’âme hier, à 3 heures du matin, aux cliniques universitaires. Un troisième Député, indiquent nos sources, serait dans un état critique, dans un hôpital de la place.
Un contexte trouble ces décès, en série, interviennent au moment où la Chambre basse du parlement traverse une double crise, politique et financière, au point que les esprits sont plus que surchauffés. Côté politique, la fameuse motion de censure que boutique un groupe de Députés de l’ARC, 16 au total, contre l’actuel Bureau, dont le meneur n’est autre que l’élu de Matadi, l’Honorable Mpuela, est en passe de diviser, non seulement le Camp de la Majorité, mais aussi les Honorables Députés entre eux.
Ici, particulièrement, le Groupe des Patriotes pour la Stabilité des Institutions, dans une déclaration politique rendue publique le lundi dernier, fustige les allégations tenues devant la presse par l’instigateur de la motion, faisant état de malversation financière par le Bureau actuel ; le traitement des Députés comme étudiants ; la fête de Noël sans argent pour les Députés ainsi que la possibilité d’une motion de censure.
Se référant au règlement intérieur de l’Assemblée Nationale, principalement l’article 21 qui, du reste, est évoqué par ceux qu’il qualifie d’agitateurs, le Groupe des Patriotes pour la Stabilité des Institutions, soutient que cette motion est prématurée et non fondée parce que non étayée des preuves de faute grave et d’incompétence. Le Groupe des Patriotes pour la Stabilité des Institutions condamne, par ailleurs, avec la dernière énergie, toutes ces allégations tendant à jeter de l’opprobre sur l’Assemblée Nationale à cause de querelles partisanes et invite les chefs des partis concernés à prendre leurs responsabilités face à ce qu’il qualifie de dérives antirépublicaines qui risquent de gangrener toutes les institutions.
Dans le même versant, les élus du Grand Kasaï dont est issu le speaker de la Chambre basse du Parlement, sont montés au créneau pour dire non à tout complot contre Evariste Boshab Mabudj. Sur le plan financier, les élus du peuple réclament à cor et à cri le paiement de leurs émoluments. Ils sont en train d’expérimenter la gangrène d’impaiement qui ronge la plupart des congolais œuvrant dans la fonction publique ou encore dans certaines entreprises publiques.
Ils feront certainement leur cet adage qui dit que « lorsque ça brûle chez le voisin, il faut intervenir pour éviter que le feu ne s’étende jusque chez soi ». Pour deux ou trois mois, seulement, les Honorables Députés sont dans tous les états. Que dire des fonctionnaires de l’Etat, des personnels de Lac, Ocpt et autres qui enregistrent des années d’arriérés de salaire difficile à comptabiliser à ce jour. L’heure a sonné pour que tout le monde travaille pour l’intérêt de tous. Sinon, à cette allure, la machine risque de gripper.
La Prospérité
(DN/TH/GW/Yes)