Cet indicateur est très important pour la Banque centrale du Congo dans sa mission de conception, d’orientation et de conduite de la politique monétaire et dont l’objectif final est la stabilité du niveau général des prix.
L’Institution d’Emission à besoin de se doter d’un indicateur de mesure de l’inflation qui soit suffisamment fiable pour assurer un suivi efficace et une meilleure évaluation de la politique monétaire.
La journée d’hier mardi 29 décembre 2009 restera dans les annales de la Banque centrale du Congo. En effet, c’est en cette journée qu’a été présenté l’indice des prix rénové de la BCC, 14 ans après.
Cela permet à l’institut d’Emission de se doter d’un indicateur de mesure de l’inflation qui soit suffisamment fiable pour assurer un suivi efficace et une meilleure évaluation de la politique monétaire.
Pour Jean-Louis Kayembe le directeur général en charge de la politique monétaire et opérations bancaires, l’indue général des prix à la consommation soulève dans sa gestion divers problèmes d’ordre institutionnel, théorique et conceptuel.
Dans la mesure où, sa méthodologie d’élaboration et de diffusion est régie par les normes fixées par la division des statistiques des Nations Unies.
A ces facteurs, mentionne-t-il, il sied d’ajouter la nécessité de prendre en compte au cours du temps, les changements des produits du fait de la disparition des anciens et de l’apparition de nouveaux produits à la suite des progrès techniques, des découvertes nouvelles et des modifications des goûts et des modes de consommation des individus.
« Toutes ces raisons impliquent que la gestion d’un indice des prix ne doit être statique, de doit plutôt être dynamique en vue de préserver sa fiabilité chaque fois que se produisent des changements qualitatifs dans certains produits entraînant des répercussions sur la variation des prix », explique le directeur général.
Et de noter que le contexte actuel de l’environnement économique mondial où la coopération internationale entre Etats est prédominée par le développement des Communautés économiques Régionales qui tendent à reléguer au second plan, le concept des Etats-Nations.
Cette réalité détermine la nécessité pour les pays de produire au plan méthodologique et pratique, des statistiques macroéconomiques en général et des prix à la consommation en particulier, se prêtant davantage aux comparaisons internationales pour les institutions tant nationales que multilatérales.
Jean-Marie Nkambua/L’Avenir
(Milor/CL/PKF)