S’exprimant en cette quali­té sur une chaîne de télévision émettant à Kinshasa, l’ancien questeur de l’Assemblée natio­nale a dressé un bilan large­ment positif sur le plan diplo­matique pour la République démocratique du Congo en 2009. Pour Bahati Lukwebo, « cette année a été détermi­nante pour la politique congo­laise riche en événements et marquée par une avancée Significative sur le plan diplomatique ».

Bilan qu’il justifie par le grand ballet diplomatique dont la RD Congo a été le théâtre au cours de l’année, suite notamment à la visite du prési­dent français Nicolas Sarkozy, de Mme Hillary Clinton, secré­taire d’Etat américaine chargée des Affaires étrangères, et aux différentes conférences inter­nationales organisées dans la capitale congolaise.

L’élu du Sud-Kivu a notam­ment rappelé l’organisation de la conférence de la Ceeac et celle de la Sadc en 2009 à Kinshasa.

Assises auxquelles s’est ajoutée la conférence des femmes noires organisée à l’initia­tive de l’épouse du Chef de l’Etat, Mme Olive Lembe Kabi­la.

Tout en présentant ses voeux les meilleures au Prési­dent de la République, à l’en­semble du peuple congolais à sa base et au Groupe parle­mentaire des indépendants (GPI) qu’il dirige, Modeste Ba­hati n’a pas manqué d’évoquer le changement total que le bu­reau de l’Assemblée nationale a subi dans sa composition au cours de l’année.

Et sans regretter le fait qu’il ne soit plus questeur de cette institution, le président du grou­pe parlementaire des indépen­dants a salué le fait que la chambre basse a pu voter quel­ques lois importantes telle que la loi sur la gestion commune des forêts en Afrique centrale (Comifac), et la loi sur l’Ohada (Organisation pour l’harmoni­sation des droits des affaires en Afrique).

Absence de la Socico à la Ceni : l’arbitrage de Joseph Kabila sollicité parmi les mauvais souve­nirs qu’il garde de l’année 2009, Modeste Bahati Lukwe­bo déplore le fait que l’Assem­blée nationale n’a pas voté de lois en faveur de la participa­tion de la société civile du Con­go (Socico) à la future commis­sion électorale nationale indé­pendante (Ceni).

L’ancien questeur attribue cette entorse qua fait que les politiciens ont voulu gérer eux­-mêmes cette importante struc­ture, sans y associer la socié­té civile qui est pourtant une force-tampon. Pour Bahati Lukwebo, cette absence de la société civile risque d’écorner l’image et la crédibilité de la Ceni et par ricochet celle du pays sur le plan international. Surtout quand on sait que la Sadc aujourd’hui présidée par la RD Congo a toujours exigé que des structures comme la Ceni soient dirigées par la so­ciété civile.

Estimant que tout n’est pas encore perdu l’ancien ques­teur de l’Assemblée nationale promet de solliciter l’arbitrage du chef de l’Etat pour une deuxième lecture de la loi por­tant composition et organisa­tion de la Ceni.

Satisfait par ailleurs de voir que la RD Congo soit très ri­che en ressources humaines et naturelles, Modeste Bahati in­vite cependant les Congolais à se mettre au travail pour capi­taliser cette richesse.

Dans le même cadre, il a salué la mise sur pied des com­missions RDC-Angola et RDC­-Rwanda. Commissions qui ont permis d’aborder des ques­tions importantes liées à la ges­tion commune du pétrole (RDC-Angola) et du gaz mé­thane (RDC-Rwanda).

Bahati Lukwebo souhaite aussi que toutes les questions liées au pétrole soient résolues le plus rapidement possible. Idem pour le gaz méthane qui à en croire l’élu du Sud-Kivu, risque de causer des ravages à l’Est du pays.

A une question sur les en­jeux de la session extraordinai­re de l’Assemblée nationale qui s’ouvre le 15 janvier 2010, Modeste Bahati croit savoir qu’elle permettra à la chambre basse de dresser un rapport sur l’exécution du budget 2009 au premier semestre.

Célestin Lutete / MMC / Tiré de La Tempête des Tropiques


(CL/Milor/Yes)