Les églises chrétiennes et celles dites traditionnelles de réveil ont célébré le vendredi 25 décembre avec faste la fête de Noël par des prières organisées par ci et par-là, dans des  paroisses et temples respectifs à travers la ville de Kinshasa. Pour les chrétiens, la fête de la Nativité de l’Enfant Jésus de Nazareth est celle de la renaissance et du raffermissement de la foi dans la dimension recommandée par les Ecritures saintes. Jésus est venu libérer les hommes de l’empire du satan. Sa naissance a été annoncée par des prophètes et des anges.


Il a apporté la lumière pour montrer le chemin de la vie éternelle. Son message canalise les vertus de l’amour en soi et du prochain, a-t-on rappelé à cette occasion. L’Eglise catholique a, pour sa part, appelé ses fidèles à promouvoir la culture de la paix. Cet appel a été répercuté dans toutes les paroisses de cette église à Kinshasa lors de la célébration des messes de réveillon de Noël. Elle a également recommandé l’unité des hommes pour construire la paix dans les esprits des gens et dans la société congolaise. En effet, cette fête de l’ère chrétienne est aujourd’hui interprétée différemment, en ce qui concerne la vraie date de naissance de Jésus Christ. Certains chrétiens continuent à croire à cette date du 25 décembre. D’autres, par contre s’opposent farouchement à travers leurs enseignements.

Une Noël sans effervescence particulière à Kinshasa

Les Kinois et les Kinoises ont passé dans un climat atypique et morose la fête de nativité, outre les messes et les cultes qui ont été célébrés à travers la ville. Habitués à célébrer avec fracas la fête de la nativité, généralement avec les décors plantés sur les places publiques dans les rues et les avenues  où les réjouissances sont organisées, les Kinois n’ont pas réalisé ce programme. Car, constate-t-on, la plupart des quartiers n’ont pas été éclairés par l’électricité.

Le manque d’électricité a fauché l’ambiance très attendue des Kinois à chaque célébration de cette fête. D’autre part, certains travailleurs n’ont pas perçu leurs salaires du mois de décembre comme par exemple ceux de certains services de l’Etat. Faute de mieux, plusieurs familles ont tout simplement passé la fête dans la méditation. D’autres travailleurs, notamment ceux du secteur privé et des personnes oeuvrant dans l’informel ont, quant à eux, répondu au rendez-vous de cette fête. A la veille de celle-ci, les marchés ont été inondés du monde à la recherche qui, d’un prêt–à-porter et d’autres de la provision alimentaire de Noël. Ce qui a rendu aussi  le transport en commun très difficile avec des embouteillages des véhicules dans plusieurs grandes artères de la ville.

La capitale a été pendant deux jours, les 24 et 25 décembre, baignée par des pluies diluviennes qui se sont abattues sur toute l’étendue de la ville rendant encore plus morose la fête de nativité.

ACP


(Milor/GM/PKF)