Après le périple en 1970, Ndombe signe sa toute première chanson ‘‘Hortense’’ laquelle récoltera un succès incommensurable et propulsera ainsi l’auteur sur le devant de la scène musicale congolaise. ‘‘ L’opus a permis à ce que je sois une référence parmi les meilleurs auteurs compositeurs de notre pays’
Cent vingt-cinq chansons d’anthologie à son actif et il n’est pas au bout de ses inspirations. Ndombe Opetun est l’un des rares musiciens à mesure de satisfaire différentes générations des mélomanes.
L’environnement musical de Bandal où il a grandi, a fait de lui un des monuments de la musique congolaise moderne. L’artiste musicien Ndombe Opetun alors encore adolescent, a commencé à avoir le goût de la musique après avoir été gagné par le rythme des notes musicales exécutées dans son entourage.
En tout premier lieu, c’est le timbre vocal de Joseph Kabasele Tshiamala qui gagnera l’attention du jeune Ndombe avant qu’il ne succombe face au charme de la voix de Rochereau Pascal Tabu.
Né le 21 février 1944 de Basile Ndombe et Tecla Ngabala « Tekele » à Bagata dans le Bandundu, l’artiste disposait déjà des talents qui le prédestinaient à une carrière fort nourrie. Encore sous la garde des parents, Ndombe n’a pas eu la tâche facile pour convaincre ses parents qui étaient intransigeants et qui ne pouvaient laisser aucun de leurs enfants se lancer dans la carrière musicale.
Opetun attendra cependant l’obtention de son diplôme d’Etat pour se déterminer et décider autrement de la suite de sa vie.
C’est ainsi qu’il profitera de son départ de sa province d’origine en 1965 pour se lancer dans la carrière musicale loin de ses parents.
La naissance d’une star
A 21 ans, l’agent de l’Etat dans l’administration du Plan et Coordination chargée de la rémunération des fonctionnaires est accueilli à Kikwit où il ne tarde pas de rejoindre l’orchestre ‘‘Select Jazz’’ de Gaston Mokulu.
Ses premières prestations ne laissent personne indifférent. Quelques temps après, il sera élevé au rang de chef d’orchestre.
Les années passent vite à Kinshasa et rien ne semble plus marcher au sein de ‘‘l’Afrisa International’’ de Tabu-Ley. Une partie des musiciens dont Sam Mangwana abandonnent Rochereau.
Pendant ce temps, Ndombe Opetun en vacances à Kinshasa, est sollicité par Rochereau par l’entremise de son cousin. Trois ans de travail et de début artistique dans le Bandundu ont suffit. L’artiste décide de ne plus y retourner et rompt ainsi avec l’administration publique pour se consacrer totalement à la musique qu’il ne cessait de rêver depuis son enfance.
‘‘En plus du salaire de musicien, ce métier a plusieurs ouvertures dans le monde’’, a-t-il expliqué pour justifier sa nouvelle vie de star. Les portes de l’orchestre cher à Tabu Ley lui sont ouvertes. Il se fait alors un public qui ne jure que par lui. De tournée en tournée, l’orchestre fait visite plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest. ‘‘Kimakango mpe libala’’, ‘‘Mado’’, ‘‘Christina’’ figurent parmi les albums qui nourrissent la tournée d’Afrisa International. *
Après ce périple en 1970, Ndombe signe sa toute première chanson ‘‘Hortense’’ laquelle récoltera un succès incommensurable et propulsera ainsi l’auteur sur le devant de la scène musicale congolaise. ‘‘ L’opus a permis à ce que je sois une référence parmi les meilleurs auteurs compositeurs de notre pays’’, a-t-il expliqué.
‘‘Afrisa’’ ira de succès en succès au point de devenir le premier orchestre congolais à se produire à l’Olympia de Paris. ‘‘Lemico jugé’’, ‘‘Polyna’’, ‘‘Libala Maloba’’ sont trois de ses compositions retenues pour agrémenter la fête musicale en pleine ville Parisienne.
L’argent au centre de tous les maux
De retour au pays où le groupe entreprend une tournée dans toutes les provinces. La gestion de l’orchestre menée par Tabu Ley ne semble plus arranger quelques musiciens parmi lesquels Ndombe. C’est au plan financier que le mal ronge le plus l’‘‘Afrisa’’.
Cela pousse Ndombe et ses compagnons à manifester leur mécontentement d’ailleurs mal compris par Tabu Ley. Les manifestants sont sanctionnés. ‘‘ Sans rien faire, on ne savait plus où trouver de quoi vivre, nous avons décidé autrement ’’, explique-t-il.
Avec ses 7 collègues (Empompo Loway, le soliste Atel, le batteur Djo Wawangu, le drumeur Molenga), il juge utile de monter un nouveau groupe dénommé Afrisam.
Malheureusement pour eux, le groupe nouvellement créé n’aura qu’une brève vie. Quatre ans suffisaient pour que la dispersion s’y impose. Resté seul et sans une issue favorable, le père de Baby Ndombe pense déjà à mettre fin à sa carrière musicale.
Cette décision n’arrange pas Franco Lwambo Makiadi qui dépêchera des émissaires auprès de l’artiste Ndombe pour solliciter son intégration dans ‘‘Ok Jazz²’’. Le chanteur compositeur Ndombe ne laissera pas passer cette offre. ‘‘Voyage na Bandundu’’ est sa première composition dans ‘‘Ok Jazz’’. Puis viendront plusieurs d’autres chansons notamment ‘‘ Youyou’’, ‘‘Masha masha’’, ‘‘Mawe’’ qui feront parler de lui dans l’orchestre cher à Franco tout comme parmi les mélomanes. Vers 1982, rien ne va plus dans ‘‘Ok Jazz’’.
Ndombe, Sam Magwana et Empompo se retirent et créent ‘‘ Tiers-monde coopération’’ qui bénéficiera de l’intégration de Djo Mpoyi et Diato Lukoki. Quelque temps après, Ndombe réintègre ‘‘Ok Jazz’’ où il restera jusqu’à la mort de Franco Lwambo en 1989.
Quand la famille s’y mêle
La famille biologique de Lwambo décide de ravir la présidence de l’Ok Jazz à Lutumba Simaro pour la confier à Madilu. La pilule est amère à avaler. Simaro, Ndombe, Josky et Makoso décident de la création de ‘‘ Bana Ok’’ où ils évoluent tous jusqu’à présent.
C’est pour mieux répondre aux attentes des mélomanes que les ‘‘ Bana Ok’’ ont pris l’option de lancer un album après chaque 5 ans. Père des plusieurs enfants qu’il a eu avec différentes mères, Ndombe n’est pas à terme de ses inspirations. ‘‘Tendresse’’ est le nom de son prochain album de 8 tubes dont la sortie est prévue avant la fin de l’année.
Munor Kabondo/Berger-média.Info
(BT/PKF)
Last edited: 28/12/2009 15:30:58