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Des traductions orales et documents historiens localisent l’origine des Luluwa du Kasaï dans l’actuelle province du Katanga, plus exactement dans le Haut Lomani, non loin de Kamina, à l’endroit mythique connu sous le nom de « Nsanga Lubangu ».

La République démocratique du Congo est grande par son étendue et plus vaste par sa population. Aussi, elle a dans son actif plus de 200 tribus, avec des cultures diverses.
Chacune de ses tribus, sans doute, a des valeurs culturelles qui lui sont propres et qui sont parfois mal conservées, faute d’un patrimoine culturel national sûr et fiable.

Des traductions orales et documents historiens localisent l’origine des Luluwa du Kasaï dans l’actuelle province du Katanga, plus exactement dans le Haut Lomani, non loin de Kamina, à l’endroit mythique connu sous le nom de « Nsanga Lubangu ».


Les Luluwa seraient arrivés au Kasaï avant 1.700 de notre ère, selon le magazine culturel Mwana Magazine.

« Buaadi » au singulier et « maadi » au pluriel, ces masques sont des images de la vie réelle que le passé ou la mort grossissent ou divinisent.

L’art congolais à, en effet ses racines dans le culte des ancêtres. « Les masques luluwa reflètent étrangement cette félicité suprême des mourants.

Ces masques sont utilisés à l’occasion de l’investiture de nouveaux chefs ou à l’occasion des fêtes marquant la fin de l’initiation des enfants », mentionne cette même source, Mwana Magazine.

Enfants initiateurs portent alors des masques et exhibent toutes sortes de danses. Ces masques sont également utilisés à l’ouverture des funérailles des chefs défunts. A cette occasion, l’on fait appel à un danseur du village qui masque entièrement son corps et danse frénétiquement au rythme des tambours et des grelots en signe d’hommage au chef disparu.

Ils sont répertoriés en deux styles, la valeur artistique du masque, dont un style repose sur la pure coloration, opposant le blanc, le rouge, le jaune et le noir. Ici, le masque est orné d’une façon particulièrement riche, perles élégantes ainsi que des cauris ornement et des tissus de raphia.

L’effet du masque est provoqué, notamment, par les cauris et les perles qui s’étendent de la racine du nez, au-dessous de la bouche, jusqu’à la pointe du menton. Dans l’autre style, le masque est caractérisé par le front bombé et l’œil en forme de cône saillant environné d’un cercle de petits trous. Le masque est parfois muni de deux courtes cornes.

Presque tous ces masques ancestraux du Congo et particulièrement ceux du grand Kasaï font la pluie et le beau temps dans tous les musées d’Europe où les touristes venus de quatre coins de la terre payent l’argent pour visiter ces arts de grande valeur.

Et pourtant sur place, aucun programme n’est en vue pour conserver cette identité culturelle de tout un peuple. Construire une place pour la conservation de ces masques, serait une protection de l’histoire d’un grand peuple.

Onassis Mutombo/L’ Avenir


(BT/PKF)



Last edited: 28/12/2009 15:05:02

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