L’initiative de l’autorité provinciale est partagée par les exploitants pétroliers de Muanda. Ils débattront du différend lié à la pollution de l’environnement avec les autochtones.
Le gouverneur Simon-Floribert Mbatshi Batshia, initiateurs de cette rencontre, est déterminé à ramener «une paix sociale durable» dans cette localité de sa province.
La tenue de cette table ronde est dictée par les impératifs de sécurisation de toutes les parties concernées par l’exploitation pétrolière dans le flanc congolais de l’océan Atlantique. La date retenue est la première quinzaine du mois de janvier 2010.
Régulièrement, les sociétés pétrolières opérant dans cette partie de la province, sont accusées de pollution de l’environnement. D’autres charges retenues contre elles touchent au non-respect des engagements envers les riverains, victimes d’effets pervers de l’exploitation pétrolière.
Aussi, l’harmonisation de leurs rapports avec les ayants droit fonciers locaux, devenait-elle une nécessité en vue de sauvegarder la paix sociale. Le mercredi 16 décembre, 17 personnes parmi les autochtones du groupement Kongo à Muanda et des villages Tshiende ont été arrêtées par la police nationale. Elles étaient accusées «d’être à la base de troubles à la société pétrolière PERENCO».
Des revendications
A en croire les autorités politico-administratives, ces autochtones avaient réclamé par la force le versement de cinq millions de dollars américains (5.000.000 USD) de dommages et intérêts, «pour la réparation des préjudices subis (pollution) et le rétablissement dans leurs droits». Selon eux, ils ont été «longtemps lésés et bafoués par la société PERENCO».
Les méthodes utilisées par ce groupe de personnes pour réclamer leurs droits n’étaient pas appréciées des autorités politico-administratives. Pour le gouvernement provincial, PERENCO «réalise beaucoup d’œuvres sociales au profit de la population de la cité côtière de Muanda». Ce traitement ne devrait pas lui être réservé, en perturbant également l’ordre public.
PERENCO, quant à elle, a toujours rejeté ces accusations «fantaisistes» sur la pollution de l’environnement. Pour les sociétés pétrolières, «aucune maladie qui soit directement imputable aux activités pétrolières» n’est enregistrée. Il appartient à la rencontre initiée par le gouverneur de province de trouver un modus vivendi qui satisfasse toutes les parties.
Dans cet élan, Simon-Floribert Mbatshi Mbatshia compte assurer un bon fonctionnement de l’économie à l’intérieur de son entité. Sans un climat social sain, l’activité économie en ressentira le contrecoup.
Le secteur pétrolier qui intervient pour près de 300 millions USD au budget national, participe également à l’équilibre budgétaire provincial. Des partenaires à ne point négliger dans l’intérêt des populations !
Le Potentiel
(CL/PKF)