En effet, d’après les sources locales, Patrick Tshitenge-Masuku s’est livré, cette nuit-là, après avoir été convaincu de le faire par des membres de sa famille. Ancien colocataire de sa victime avec qu’il a partagé un appartement l’année dernière à Calgary, dans l’Ouest canadien, Pa­trick Tshitenge a comparu dans l’après-midi du mardi 22 décembre, au palais de justice de Montréal, sous une accusation de meurtre prémédité.

Plusieurs amis de la victime ont assisté à la comparution, et certains n’ont pu retenir leurs ar­mes. Selon les amis de la victime, au moment de son décès, Christian Mukenge travaillait dans un McDo. L’accusé a plaidé non cou­pable. Etant donné la gra­vité des faits lui reprochés, le présumé meurtrier de­meurera détenu jusqu’à sa prochaine comparution, le 3 février. Cependant, la police a affirmé qu’elle connaissait tant l’accusé que la victime, mais ces derniers n’avaient aucun antécédent judiciaire au Québec.

Il semble que le crime ne soit pas lié aux gangs de rue, mais à une somme de 50$ non payée pour une facture d’électricité à Calgary, selon une amie de la victime. Soulignons que le père, Thierry ; la sœur, Fan­ny; et les amis de Christian Mukenga, sont catégoriques: leur rayon de soleil n’était ni un voleur, ni un membre de gang de rue. Ils ne s’expliquent d’ailleurs toujours pas comment il a pu être poignardé à plusieurs reprises dans les toilettes de la boîte de nuit. « Sou­vent, parce qu’il s’agit d’un Noir, les gens vont auto­matiquement l’associer aux gangs de rue.

Mais Chris­tian n’était pas là-dedans, assure son père, Tshebuye Kadisha, qui n’a pas ap­précié que certains médias dépeignent son garçon comme quelqu’un ayant de mauvaises fréquentations. « Christian était un gars qui gagnait honnêtement sa vie. Quand on dit qu’il était connu du milieu policier, ça semble dire que le crime était son pain quotidien » ajoute-t-il. Pourtant, selon les membres de la famille, jamais Christian n’a commis d’infraction grave.

Enfin sa sœur Fanny affirme que Christian avait repris sa vie en main. « Il n’arrêtait pas de dire qu’il voulait retourner à l’école, pour suivre, une for­mation en aérospatiale », dit doucement la sœur aînée du disparu,

Fanny Ngomba Bukasa/Le Phare


(DN/Milor/GW/Yes)