Le président français Nicolas Sarkozy s’est tourné vers Joseph Kabila pour faire justice à l’apport de la Rdc dans la préservation des écosystèmes alors que le Sommet de Copenhague a négligé cet apport. Ainsi Paris convoque une réunion des 4 bassins forestiers du monde dont celui de la Rdc
Les espoirs que les nations ont fondés sur la rencontre de Copenhague au Danemark ont été déçus. A suivi un vide. Les regards inquiets se tournent davantage vers les « grands ». Et, si le salut provenait de la France ?
Mardi dernier, Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement (FNE), a indiqué que le président français Nicolas Sarkozy organisera vers fin janvier à Paris une réunion des pays des quatre grands bassins forestiers que sont l’Amazonie, le Congo, l’Indonésie et la Sibérie.
Il s’exprimait ainsi devant la presse après un déjeuner de travail consacré au sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique. Lequel déjeuner a regroupé autour de la table le président français, Nicolas Sarkozy, les représentants de France Nature Environnement et ceux de neuf autres ONG. Mais, le président français n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Il compte sortir l’Afrique de sa torpeur. Voilà pourquoi, il compte se faire inviter au prochain sommet de l’Union africaine. Selon Arnaud Gossement, « Pour le sommet de l’Union africaine qui doit se dérouler du 31 janvier au 2 février à Addis-abeba, M. Sarkozy veut absolument être invité à s’exprimer pour dire ‘Africains révoltez-vous’. C’est très clair, il nous a dit ‘l’Afrique doit se révolter et doit même sortir du G77’ ».
Pour rappel, à l’issue de la décevante rencontre de Copenhague, le G77, qui rassemble les pays en développement, a qualifié l’accord de Copenhague de pire accord de l’histoire. Le porte-parole de FNE a également rapporté la volonté du président français de créer « un groupe Copenhague plus » qui comprendrait la plupart des 28 pays, auteurs du projet d’accord a minima finalement adopté par la conférence. Mais, la Chine et l’Arabie saoudite, peu désireuses de se voir imposer des objectifs chiffrés, en seraient exclues.
Le but de ce « groupe Copenhague plus » serait d’acter l’objectif de 50% de réduction des émissions de GES d’ici 2050. S’en suivrait une réunion des chefs d’Etat en mars-avril, a indiqué M. Gossement, et là toujours Nicolas Sarkozy.
C’est ici le lieu de le demander sur quels pays s’appuiera le président français pour réussir ce pan qui consiste à faire triompher en dehors de Copenhague les résolutions que la conférence n’a pu adopter !
C’est un secret de la polichinelle, la conférence de l’ONU sur le réchauffement climatique à Copenhague (du 7 au 19 décembre) s’est soldée par un accord sans objectifs chiffrés ni contraintes.
Mardi soir, la présidence française a publié un communiqué selon lequel Nicolas Sarkozy avait souligné que cet accord, « loin d’être un point d’arrivée acceptable, n’en marquait pas moins une étape essentielle et comportait des avancées ». « Il faut désormais aller plus loin », a dit M. Sarkozy, en rappelant « l’engagement de la France à oeuvrer pour un traité fixant à chacun des engagements contraignants d’ici à la fin 2010 ».
Tout porte donc à croire que Sarkozy compte donner une touche particulière à cette affaire que d’aucuns considèrent comme déterminant pour l’avenir de la race humaine en cette « machine ronde » !
Mais, avec quelle marge dé manœuvre lorsque nous savons que les deux grands pollueurs, la Chine et les Etats-Unis d’Amérique, sont demeurés à Copenhague parmi les plus grands opposants de l’imposition des objectifs chiffrés. Ils ne sont pourtant pas les seuls!
Le Palmarès
(DN/Ern./GW/Yes)
Last edited: 24/12/2009 19:12:12