Après deux éditions du Festi­val international d’arts contemporains de Kasongo Lunda, l’heure est au bilan avant d’entrer dans l’année jubilaire 2010 marquant les 50 ans de la République démo­cratique du Congo.

Initiateur de cet événement, l’auteur ­écrivain et député national Valentin Mitendo Mwadi re­vient sur les deux éditions de 2007 et 2009.

En 2010, le Festival international d’arts contemporains de Kasongo Lunda (Fiackas) dans la province du Bandundu sera à sa 3ème édition. Initiateur et responsable de cette rencontre culturelle et artistique, l’auteur et depuis national Valentin Mitendo Mwadi a fait un rétrospectif de deux premières éditions, notamment en 2007 et en 2009 qui ont bénéficié de l’appui des partenaires divers, il s’agit, notamment en l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), le Centre Wallonie-Bruxelles In­ternational, l’Ong culturel le belge Africalia, le Centre culturel français halle de la Gombe, l’institut international du théâtre le gouvernorat de la province du Bandundu et enfin, l’Agence culturelle Afrique patrimoine (Acap)

« Dans le carde de la décentralisation consacrée dans la Constitution, le Fiackas est une preuve de cette donne au niveau culturel pour promouvoir la culturel de mon terroir, a, de prime abord, souligné Va­lentin Mitendo.

Parlant de la deuxième édition organisée en juillet 2009, Valentin Mitendo a noté le Fiackas a drainé plus 25.000 festivaliers. 36 artistes de plusieurs disciplines venus de Kinshasa, du Burkina Faso et de la Côte d’ivoire et 1 5 groupes lo­caux y ont pris part du 8 au 12 juillet. Le festival s’est déroulé dans la salle du College Nterno, point névralgique du Fiackas qui s’est également déroule en plein air. Outre les activités festives, trois ateliers particuliers ont été organises sur les percussions, le Mikembe (instrument traditionnel produisant des mélodies) et sur les masques.

« La deuxième édition a largement dépassé les attentes. L’artiste Eddy Mboyo et son groupe musical de folklore La Sanza ont récolté un franc suc­cès. La population a demandé clue le Fiackas devienne un événement culturel annuel et non plus une biennale se déroulant tine fois tous les deux ans comme conçu.

Le festival est apparu comme un instrument de développement du territoire de Kasongo Lunda, permettant à la population de ces contrées de se retrouver et de casser une cer­taine tendance au tribalisme.

Le Fiackas s’est avéré un prétexte pour ouvrir Kasongo Lunda au pays et à l’étranger », a fait re­marquer l’initiateur de cette rencontre culturelle.

Valentin Mitendo a brossé les retombées de ces deux édi­tions dans la ville de Kasongo Lunda, entre autres la décision de l’Administrateur du territoire de Kasongo lunda de construire un nouvel aérodrome de 1500 m une souscription sera prochaine ouverte pour que les personnes de bonne volonté puissent appor­ter leur aide à la construction de ce nouvel aérodrome. Une autre retombée : des comités ont été créés dans les villages environ­nants pour soutenir le Fiackas.

Sur le plan économique, le Fiackas permet l’investissement dans l’chôtellerie, la restauration, la création d’emplois temporaire. Par rapport à cela, le Fiackas devient un instrument de déve­loppement du territoire de Kasongo Lunda. Valentin Mitendo Mwadi lance un appel vibrant au gouvernement pour soute cet événement et l’ins­crire dans les manifestations du cinquantenaire de la République démocratique du Congo en 2010. « Le Fiackas tend à devenir tine institution), a-t-il conclu.

Le Potentiel


(BT/PKF)