Le gouvernement provincial a décidé de dépêcher une équipe de contrôleurs des prix sur le terrain et ce, jusqu’à la fin de l’année. Il promet d’arrêter et de sanctionner tous ceux qui ne se conformeraient pas aux prix fixés par le ministère de l’Economie.
Depuis quelques mois, le marché brûle. On constate une valse d’étiquettes des prix des biens et des services. Les gens sont désemparés et ne savent où donner de la tête. Certains ne s’expliquent pas cette situation faute d’une information permanente de la part de l’autorité compétente.
Par conséquent, ils ne manquent pas de commenter en sens divers et d’élever leurs voix pour déplorer cette situation à l’origine des difficultés de ménage auxquelles ils sont confrontés. Mais aussi pour condamner le gouvernement provincial de Kinshasa de ne pas agir pour y remédier. Accusé, l’Exécutif provincial n’y est pas resté sans réaction. D’abord, il tient à préciser que, contrairement à une certaine opinion, il n’est pas responsable de la fixation des prix des denrées de consommations courante dans la capitale.
Selon lui, il impute la responsabilité au gouvernement qui agit par l’intermédiaire du ministère de l’Economie. La ville de Kinshasa se limite seulement à la consommation des denrées alimentaires, affirme-t-il avant de relater comment il entend s’y prendre pour que les prix de ces denrées fixés par le ministère de l’Economie soient scrupuleusement respectés.
A ce propos, il y a lieu de retenir qu’un ministre du gouvernement provincial a convoqué, il y a peu, les importateurs pour qu’ils puissent lui communiquer les prix d’achat de leurs marchandises et ceux fixés par le ministère de l’Economie. Question de se faire une idée sur ces différents prix. Mais cela ne suffit pas. Car l’expérience du passé renseigne que les prix officiels ne sont pas respectés. Le gouvernement provincial de Kinshasa y a pensé. Aussi a-t-il décidé de dépêcher une équipe de contrôleurs des prix sur le terrain et ce, jusqu’à la fin de l’année. Il promet d’arrêter et de sanctionner tous ceux qui ne se conformeraient pas aux prix fixés par le ministère de l’Economie.
Mais la tâche risque de ne pas être aisée à cause de la mentalité des vendeurs de Kinshasa. A l’approche des festivités de fin d’année qu’ils considèrent comme une « aubaine » pour se faire du beurre, ils créent, en effet, une rareté artificielle de marchandises pour pratiquer des prix surfaits. Une pratique connue de tous, que les autorités devront combattre si elles tiennent voir les Kinois fêter, chacun à sa manière, ces deux événements.
Fl. NL-NS/Le Potentiel
(TH/GM/PKF)