kasavubu- Intal reconnaît et soutient la volonté d’indépendance et l’aspiration du peuple congolais à la paix et au développement économique.

- Intal reconnaît le droit du peu­ple congolais de choisir ses pro­pres dirigeants et son système politique Comme l’avait recom­mandé Patrice-Emery Lu­mumba l’histoire du Congo doit être écrite au Congo par les Congolais, et non pas à Washington, Paris ou Bruxelles.

- Intal milite pour un parte­nariat constructif et d’égal à égal entre la Belgique et le Congo, sans paternalisme ni tutelle.

Intal focalisera son action sur les cinq points suivants :

1. Il faut l’annulation pur et simple de la dette odieuse


Le gouvernement congolais paie aujourd’hui 20 à 25% de son budget pour payer une dette laissé par la dictature mobutiste. Il s’agit d’une dette odieuse dont le peuple et l’Etat congolais n’ont jamais tiré un quelconque pro­fit. Il faut arrêter le jeu de chan­tage par le Fonds Monétaire in­ternationale et les gouverne­ments occidentaux qui brandis­sent cette dette pour imposer leurs diktats. Il faut l’annulation sans condition et immédiate de la totalité de cette dette.

2 Sur le territoire belge et celui de l’Union Européenne, aucune action qui soutient des rébellions armées contre le gouvernement légale de la RDC, ne peut être tolérée.

Depuis 1998 la RDC a été sou­mis à une déstabilisation permanente qui a pu compter sur la sympathie et la « compréhen­sion » du gouvernement belge et de l’Union Européenne.
- Il y a eu d’abord la sympathie pour les agresseurs Rwandais et Ougandais en 1998.
- Ensuite sont venus les mobutistes réunis autour des anciens rebelles Jean-Pierre Bemba et Azarias Ruberwa.
- Vinrent ensuite le seigneur de guerre Nkunda et son organisa­tion criminelle, ainsi que les FDLR,
- A la fin de l’année 2009 il y a une nouvelle rébellion qui voit la vie, à l’Equateur cette fois-ci, dénommé “patriotes résistants’ appuyés par le réseau de Honoré Ngbanda, ancien bras droit de Mobutu.

Tour à tour, ces forces de dés­tabilisation armée ont tous pu jouir de la sympathie et d’une liberté d’action sur les territoires de la Belgique et des autres membres de Union Euro­péenne. Cela doit arrêter.

Il faut parler d’un sérieux fonds de dédommagement. Comment estimer les domma­ges que le peuple et l’Etat congolais ont subis à cause de la colonisation et de la politique néocoloniale des différents gou­vernements belges qui se sont succédé?
- Les millions de congolais morts à cause de la politique criminelle de Léopold

3. Le pillage des ri­chesses congolaises lors de la colonisation.

- L’exploitation à outrance et les travaux forcées qui connaissaient leur climat lors de la deuxième guerre mondiale quand le Congo finançait le gou­vernement belge en exil à Lon­dres.
- Le manque de formation supé­rieure, des droits syndicaux et politiques pour les congolais.
- L’assassinat de Lumumba et l’étouffement dans le sang de tout le mouvement nationaliste congolais dans les années 60.
- La mise en place de la dicta­ture de Mobutu et son maintien pendant plus de 30 ans.
- Le consentement discret de la guerre d’agression et l’appui à toutes les forces criminelles et déstabilisatrices depuis 2003...

Il faut que le gouvernement belge entame un dialogue avec le gouvernement congolais pour l’installation d’un sérieux fonds de dédommagement qui devrait pouvoir contribuer à la restaura­tion de l’économie congolaise et de l’état congolais. Ce fond doit être financé par des impôts sur les fortunes des Belges qui se sont enrichi grâce à la coloni­sation et la dictature mobutiste.

4. Les congolais ne sont pas des outils

Au lieu de prêcher et de donner des leçons au gouvernement et au peuple congolais, les entre­prises, institutions et organisa­tions belges actives au Congo doivent avant tout respecter les lois congolaises, le peuple congolais et les droits des travailleurs congolais.

5. Le peuple belge a le droit d’apprendre la version congolaise de l’histoire com­mune

Les expositions, études et re­cherches sur l’histoire et l’actualité congolaises sont réalisées exclusivement par des acadé­miciens belges. Ainsi l’histoire du Congo est traitée en Belgique pas comme l’histoire des con­golais, mais plutôt comme un exploit belge remballé dans un discours justificatif et paterna­liste. Nous exigeons du gouver­nement belge et ses institutions comme le Musée de Tervuren une réelle collaboration avec le gouvernement et les académi­ciens congolais pour que le peu­ple belge puisse apprendre la version congolaise de l’histoire commune.

L’Avenir


(TN/TH/GW/Yes)