L’ouvrage « Bantu Roots » qui instruit sur l’existence Bantu a servi de support didactique de l’atelier sur les civilisations africaines dernièrement à Libreville. Ce Livre est publié à Paris en 2000, aux éditions Sépia, sous la direction du professeur Théophile Obenga, égyptologue congolais de la rive droite et de l’historien de Luanda Simaô Souindoula.

L’objectif de l’activité d’animation scientifique qui s’inscrivait dans le cadre de la rentrée culturelle de la « Maison des Bantu ». Au cours de cette animation, le support didactique de référence utilisé, par l’angolais Simaô Souindoula, était l’intitulé « Bantu roots » lors de son intervention.

Bantu roots est une compilation de contributions, de 276 pages et dont l’illustration couverture est une reproduction de l’ « Identité culturelle, du regretté artiste plasticien congolais Kamba Luesa. L’on signifie que l’ouvrage « Bantu roots » a bénéficié de la collaboration de divers spécialistes, notamment, européens, et naturellement, ceux de la zone bantu.

Leurs contributions ont été agencées en six chapitres qui présentent, successivement, « Les premiers Bantu », les rapports entre l’homme bantu et les écosystèmes », « Le contexte historique » des langues et les traditions orales », « Les croyances » et enfin, « L’esthétique et les symboles ».

Vagues migratoires et extension épistémologique

Les premiers bantu partirent donc de la région des Grassfields, actuellement a cheval entre le Cameroun et le Nigeria, il y à 4.000 ou 3.000 ans avant notre ère, à un stade néolithique ou proto- historique, pour occuper définitivement, par Vagues migratoires successives et continues, et suite à de fortes croissances démographiques, in loco, la majeure partie de l’Afrique subsaharienne.

Divers groupes contourneront le redoutable barrage forestier équatorial, et se stabiliseront en Afrique orientale. Ils occuperont le Rwanda et le Burundi. Ils sont classes comme « Bantu interlacustres ». Les Bantu interlacustres prendront également possession des hautes terres du Kenya et de la Tanzanie ainsi que de la côte nord-est Shambaa, Nyika, Kikuyu, Meru, Chagga, Taita, Pare, Toro, Nkok, (janda, Nyoro, Guisii, Gogo, Bende, Sukunla, Nyamwezi. Fipa, Bena, Nyakyusa, etc.

Et des migrants plus tenaces s’installeront dans la grande forêt équatoriale. Ils seront appelés les « Bantu de l’Equateur ». L’on peut citer Ngala. Pande, Fang, Mbosi, Kele Mongo, Bolia, Isongo, Ngombé. etc. Leurs voisins. classes comme « Bantu .Occidentaux », qui évolueront dans la savane, sont, entre autres, Kongo et Téké.

D’autres locuteurs proto-bantu longeront simplement la côte atlantique ou préféreront s’éloigner dans l’île de Bioko. Ce sont les Bantu du nord-est Benga, Douala, Mpongwé, Bubi, etc. Enfin, divers Cléments de nature linguistique et archéologique indiquent que de populations migrantes de l’axe occidental et oriental, fusionnèrent et donnèrent naissance aux Bantu du Zambèze moyen et à tous les autres Bantu méridionaux : Matabélé, Shona, Thonga, Sotho, Zulu, Nguni, etc.

C’est l’ensemble de ces migrants et leurs descendants, partis du berceau Grassfieldien, qui organiseront, dans la grande forêt équatoriale, des chefferies et, dans les zones de savane, des royaumes et empires: Loango, Kongo, Teke, Ndongo, Kuba, Luba, Lunda, Kazembe, Lozi, Monomotapa, Zulu, Swazi, Rwanda, Rundi, Ganda, Toro, Nyoro, Kitara, etc. C’est cette dynamique historique qui donnera au demi millier de la et cultures de l’Afrique orientale et australe, leurs rentes particularités.

L’ampleur de cette évolution provoquera, comme, il s’y attendre, un glissement recherches hors du domaine strictement linguistique. L’on registrera, essentiellement, à partir de la première moitié du siècle, d’importants travaux histoire, en ethnologie, archéologie et en anthropobiologie Toutes ces études abouti une extension de sens qui a fini  par consacrer l’emploi de comme substantif et adjectif.

Le co-auteur

Docteur Histoire, Simaô Souindo auteur de plus d’une ce d’articles et communications scientifiques. Il est également  auteur et co-auteur de livre se rapportant aux différents de l’évolution historique, anthropologique, linguistique de réalités ainsi que des expressions artistiques de la zone ban Amériques et des Caraïbes.

Actuellement, Souindoula est professeur d’histoire à l’Université Agostinho Neto d’Angola aussi directeur l’International Netw Bantulink, vice-président du comité scientifique international pour l’Unesco « La Roi esclave » et conseiller pal au Ministère angolais Culture.

Le Potentiel


(Milor/BT/PKF)