Sous le patronage du Ministère de la Culture et des arts avec l’appui de la Délégation Wallonie-Bruxelles, les opérateurs du secteur du livre réfléchissent au cours d’un séminaire atelier autour du thème : « Faciliter l’accès au livre en RD Congo : enjeux et perspectives ».

A l’occasion de l’ouverture dudit séminaire, dernièrement, une conférence inaugurale autour du sous- thème « Le livre dans le chantier de la reconstruction » a plongé les participants dans le bain des matières axées sur l’accès du livre.

A l’heure où nous couchons ce papier, les séminaristes travaillent en différents ateliers sur l’apport de l’imprimerie, l’édition en RD Congo; l’apport de la librairie à l’économie et à l’accès au livre; la bibliothèque lieu par excellence distribution du livre et l’incitation à la lecture.


Pour rappel, cette manifestation d’ouverture a été honorée par la présence de trois ministres congolais, notamment, le Ministre Mashako de l’ESU, accompagné des ministres Maker Mwangu, de l’EPSP et Esdras Kambale, de la culture et des arts. Tous ont vanté la tenue des présentes assises pour la promotion de la culture de la lecture et de l’écrit en RD Congo.

Pour le Délégué de l’OIF, il a estimé que la tenue dudit séminaire cadre avec la mission de son institution ayant trait à la promotion de la culture de l’écrit et de la lecture. Pour le ministre de l’ESU, ce séminaire est motivé dans la mesure où la RD Congo est confrontée à la problématique de l’inaccessibilité des lecteurs au livre.

Il a plaidé pour que les lecteurs aient l’accès aux livres sur le plan géographique que financier (en termes de pouvoir d’achat). Quant au ministre de l’EPSP, il a embrayé en ces termes qu’il existe une politique ayant trait à la promotion du livre et de manuel scolaire en collaboration avec l’OIF.

L’une des objectifs de cette politique est de donner le goût à la jeunesse pour la lecture. L’écrivain essayiste Didier Mumengi a fustigé le corn portement des congolais face à la culture de la lecture. Alors que le livre constitue la lumière qui guide la civilisation.

Pour certains compatriotes, la lecture semble être une corvée. On ne lit pas par plaisir, on lit par intérêt. Bref, le livre paraît un objet encombrant dans l’univers du kinois.

Le ministre de la culture et des arts, a plutôt vanté la synergie qui anime les trois ministères dans le chantier éducation.

Il a déploré à son tour que les bibliothèques sont désertes. La population n’a pas d’intérêt pour la lecture, même gratuite tel qu’à la Bibliothèque nationale. Cette institution sous tutelle, ministère attend au quotidien la visite des potentiels lecteurs sans affluence grandissante.

En dépit de cette réalité, son ministère déploie des efforts avec la tenue de rencontre autour du Livre, entre autres le service de lecture pour tous, la foire du livre. Ce que les congolais doivent savoir, le livre, c’est la mère de toutes les connaissances. Les débats sont donc ouverts au Centre Wallonie-Bruxelles en Atelier.

Saint Hervé M’buy/Uhuru


(Milor/BT/PKF)