Eux qui l’avaient propulsé de simple danseur chez Defao au star au sein de Wenge Musica, qui engueulaient des jeunes qui avaient tendance à se moquer de sa façon de chanter, il leur appartient maintenant de l’aider pour lui éviter un naufrage qui pointe à l’horizon.
C’est dans le malheur qu’on reconnaît ses malheurs amis. Le cas de Wenge Musica Bcbg 4x4 Tout Terrain constitue à l’heure actuelle, une interpellation...
Sur les quatre piliers de la première formule de cet orchestre, présents à Kinshasa, deux peuvent s’estimer à l’abri du besoin.
Il s’agit de Noël Ngiama Makanda Werrason et Jean-Bedel Mpiana Tshituka.
Ironie du sort, deux autres broient présentement du noir à Kinshasa. Il s’agit d’Adolphe Dominguez et de Didier Masela.
Comme cela arrive souvent, le « Lucifer » de la musique congolaise, ne s’est pas fait prier pour tirer profit de la misère qui enserre les deux derniers cités pour les attirer vers lui et leur assigner des missions basses et indignes d’eux.
Nous allons prochainement aborder le cas Masela mais, pour cette édition, nous allons nous appesantir sur le cas d’Adolphe Dominguez.
Contrairement à Masela qui, bien qu’ayant joué un rôle capital au sein de la première formule de Wenge en tant que fondateur, n’y a jamais été une star, Adolphe Dominguez à bien été l’une des têtes d’affiche de cet orchestre.
Et qui plus est, après sa séparation d’avec Werrason, il a créé son propre groupe, Wenge Tonya Tonya, qui avait mis les Kinois d’accord avec, dans ses rangs, des musiciens de valeur comme Lacoste, Sheila Mputu... et des chansons à succès comme « Muna ».
Mais, hélas, comme cela peut arriver à toute œuvre humaine, Wenge Tonya Tonya, après le départ des artistes précités, a fini par prendre eaux de toutes parts.
Avec comme principal bourreau, Koffi Olomide qui avait débauché ses piliers comme Sheila Mputu.
Depuis lors, à l’enseigne de l’album « Suspension » qui, en dépit de plusieurs annonces, reste suspendu dans le domaine des chimères, rien n’a plus marché pour Tonya Tonya et son leader devenu l’ombre de lui-même.
Sans sponsor, incapable d’organiser des productions lui-même, Adolphe Dominguez, fauché comme un rat d’égout, est devenu un Jean-Sans-Terre.
Devenu le Job de la musique congolaise, on l’a, par exemple, dernièrement aperçu sur le podium de Zaïko, en train d’habiller (ou déshabiller, c’est selon) Nyoka Longo. Selon l’idéologie Bcbg de Wenge, c’est impensable.
Lors du dernier anniversaire du Quartier Latin, Adolphe a encore poussé trop loin le bouchon du ridicule, en mendiant sa présence comme l’invité Spécial » de Koffi Olomide.
La où les Fally, Ferre, Montana, Sheila, Soleil... ont brillé par leur absence, démontrant leur mépris vis-à-vis de « Lucifer », c’est Adolphe, dont on connaît l’histoire de la dulcinée envoyée à Cape Town, qui avait offert de tournoyer son derrière sur le podium. Ventre affamé peut-il se soucier de la dignité ?
C’est ici le lieu d’interpeller Werra et JB pour qu’ils puisent dans leurs réserves de charité, en venant en aide à leur ami.
Eux qui l’avaient propulsé du statut de simple danseur chez Defao à celui de star au sein de Wenge Musica, eux qui engueulaient des jeunes comme Alain Mpela et Manda qui avaient tendance à se moquer de sa façon de chanter, il leur appartient maintenant de l’aider pour lui éviter un naufrage qui pointe à l’horizon.
Ce sera aussi une façon d’annihiler le ridicule dont Koffi Olomide veut entourer l’esprit Wenge.
A.S./Visa
(Ern/BT/PKF)
Last edited: 11/12/2009 12:27:41